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COVID-19 et emplois universitaires

COVID-19 et emplois universitaires

DERNIER AJOUT : 14 MAI 2020

 

Êtes-vous inquiet pour votre emploi? Dans cette page, la FPPU résume tout ce qui touche la gestion du personnel dans ses établissements affiliés. Entente pour circonstances spéciales, suspension temporaire d’articles de la convention collective, changement d’affectation pour l’employé dont les tâches ne se prêtent pas au travail à distance… Vous trouverez ci-dessous la liste des mesures implantées dans notre réseau.

En attendant leur réouverture, les universités reprennent certaines activités sous forme virtuelle. Il est bien possible que ce mode de fonctionnement se poursuive au-delà de la rentrée de l’automne 2020, qui se déroulerait à distance. Dans leur bureau à domicile, les professionnels voient leurs conditions de travail bouleversées. Concilier leurs tâches avec leurs responsabilités familiales et personnelles n’a rien de simple. Nous suivons de près l’évolution de la situation afin de protéger les intérêts de nos membres.

Côté emploi, les nouvelles sont bonnes pour l’instant. Les postes réguliers sont préservés, ainsi que de très nombreux emplois de type particulier ou temporaire. La grande majorité des universités ont confirmé qu’elles feraient tout pour maintenir leur personnel en emploi durant cette phase de ralentissement forcé des activités. Elles auraient le soutien du gouvernement pour faire face aux pertes encourues. Mettre à pied du personnel qualité est une solution de dernier recours; cela signifierait un marathon de nouvelles embauches à la sortie de la crise, un casse-tête pour les services des ressources humaines.

Par ailleurs, beaucoup des professionnels administratifs et pédagogiques sont très sollicités au quotidien, même au télétravail. Ceux qui implantent des solutions d’enseignement à distance, comme les technopédagogues, sont même débordés.

Après une longue phase d’incertitude, plusieurs universités et centres affiliés ont relancé une partie de leurs activités de recherche le 4 mai, en instaurant de strictes mesures de sécurité pour éviter la propagation du coronavirus. Cette réouverture partielle des laboratoires concerne les professionnels de recherche qui ne peuvent travailler à distance et dont les projets seraient sérieusement compromis par une interruption prolongée. La vague de mises à pied temporaires pourrait donc toucher moins de personnes que prévu. Un certain nombre de contrats ont cependant été interrompus ou non renouvelés, à commencer par ceux liés à des projets financés par des fonds privés. Les Fonds de recherche du Québec continuent à verser comme prévu les subventions en cours, ce qui permet de couvrir le salaire de nombreux employés contractuels; par contre, les Instituts de recherche en santé du Canada ont annulé le concours du printemps pour les subventions Projet.

Pour toute question relative à la gestion de la crise, consultez votre université ou centre de recherche. Vous trouverez des hyperliens utiles à cet endroit. Si vous avez des préoccupations concernant votre emploi en cette période exceptionnelle, contactez un représentant de votre syndicat. En cas d’urgence, joignez-nous directement au 819 840-4544 ou à info@fppu.ca.

Voici donc l’état de la situation.

 

CONDITIONS DE TRAVAIL DANS NOS UNIVERSITÉS ET CENTRES DE RECHERCHE

 

Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Québec — site Université Laval
Syndicat : SPPROC

Le Centre relance peu à peu ses activités dans le respect des normes sanitaires imposées par le gouvernement. Il s’attache actuellement à définir les priorités pour les prochaines semaines. Le télétravail demeure l’option privilégiée, même si les laboratoires rouvrent peu à peu. L’employeur s’attend à ce que le rythme de travail soit assez soutenu durant la période de relance et enjoint au service des ressources humaines de surveiller les signaux de stress et de surmenage chez le personnel. Par ailleurs, le syndicat compte s’assurer du réalisme des règles qui seront implantées pour garantir le respect de la distanciation physique dans des lieux parfois exigus. Certaines craintes subsistent par rapport à l’approvisionnement en matériel de protection, notamment en masques.

Début avril, la direction de la recherche a annoncé son intention de réduire les heures de fonctionnement de quelques plateformes offrant des services spécialisés, ce qui signifie des baisses de salaire pour les personnes qui y travaillent. Par ailleurs, les Instituts de recherche en santé du Canada ont annulé le concours du printemps pour les subventions Projet. Les subventions arrivant à échéance seront prolongées d’un an, mais les conséquences de cette annulation sur l’emploi professionnel restent à déterminer. Certains projets financés par des fonds privés pourraient aussi être interrompus.

Par ailleurs, le syndicat a entamé une démarche pour solliciter auprès du gouvernement une prime, semblable à celle accordée au personnel de la santé, pour les employés qui travaillent actuellement d’arrache-pied à la recherche scientifique liée à la COVID-19.

Le Centre a publié les grandes lignes de sa politique de gestion de la main-d’œuvre durant la pandémie. Les professionnels de recherche qui le peuvent poursuivent leurs activités par télétravail. Ils doivent fournir leur équipement : ordinateur, caméra, casque d’écoute, accès Internet, téléphone. Ils peuvent déposer sur la page COVID-19 de l’établissement une demande pour obtenir les accès informatiques permettant de travailler à distance. À l’inverse, les professionnels de recherche travaillant à un projet essentiel ont reçu une autorisation spéciale permettant d’accéder au laboratoire.

L’établissement a préparé un plan de redéploiement des effectifs excédentaires. Les employés qui ne peuvent travailler hors du laboratoire pourront être redirigés vers des secteurs critiques, dans le respect des balises établies en collaboration avec les syndicats. Tout replacement sera effectué par ordre inverse d’ancienneté. Il est déjà admis que ces changements d’affectation ne pourront garder tous les professionnels en emploi pour la durée de la crise sanitaire.

Les professionnels ont accès à un service de garde temporaire pour prendre soin de leurs enfants pendant la période d’urgence sanitaire. Les assurances collectives remboursent le salaire des travailleurs placés en isolement en vertu du programme d’assurance invalidité de courte durée, sans délai de carence si le diagnostic de COVID-19 est confirmé. À noter aussi que les vacances déjà prévues ne peuvent pas être reportées.

 

Centre de recherche sur le vieillissement
Syndicat : APCRV-IUGS

Le Centre espère reprendre bientôt ses activités dans le respect des normes sanitaires imposées par le gouvernement. Toutefois, le travail auprès d’une clientèle âgée, vivant dans un milieu fermé vulnérable à la COVID-19, complexifie l’opération de retour. La majorité des employés ne peuvent pas envisager le télétravail puisque leurs tâches se déroulent essentiellement sur le terrain. Environ les deux tiers des professionnels sont partis ou ont été mis à pied jusqu’ici, en respectant le préavis réglementaire de trois semaines.

La crise a emporté tout le comité exécutif du syndicat, hormis la présidente. La Fédération réfléchit à des moyens de préserver la représentation des syndiqués durant la phase de réduction des activités.

La direction n’a pas encore confirmé si les effectifs dont le traitement est couvert par les fonds subventionnaires seraient tous maintenus. Les chercheurs compilent les heures de travail perdues en raison de la pandémie, qui seront compensées en partie par le Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux auquel ils sont affiliés. Par contre, l’établissement compte appliquer les mesures de protection des emplois implantées dans le secteur de la recherche à l’Université de Sherbrooke.

La direction travaille à un plan de réaffectation pour déplacer une partie du personnel, notamment les infirmières et techniciens de laboratoire, vers les tâches liées à la gestion de l’urgence. Les professionnels pourraient notamment prêter main-forte au Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux, mais seulement après que les quelque 500 employés actuellement inactifs du CIUSS auraient été replacés, ce qui s’annonce long. Le syndicat cherche à s’assurer que ces éventuels prêts de service se fassent de manière volontaire et dans un cadre sécuritaire. L’initiative pourrait cependant permettre de rappeler des gens au travail.

 

École nationale d’administration publique
Syndicat : APPENAP

Les professionnels de l’ENAP travaillent à domicile en échange de leur salaire usuel. Ils restent en contact avec leur supérieur immédiat pour effectuer leur service. Le service informatique a connecté chacun à son bureau à distance; les ressources humaines ont déposé dans l’intranet une foire aux questions ainsi qu’un guide du télétravail. Comme la conciliation travail–vie personnelle est difficile pour plusieurs personnes, les gestionnaires sont appelés à faire preuve de souplesse envers celles qui ne peuvent fournir leur plein rendement durant la crise. Il est possible de demander un congé ou des vacances.

Des personnes bien informées estiment que le personnel ne reprendra pas avant août le chemin des campus de Québec, Montréal et Gatineau. Bien qu’il n’y ait pas eu encore de mises à pied liées aux événements, les employés n’ont reçu aucune garantie que leur traitement serait maintenu pour la durée de la crise.

 

Fonds de recherche du Québec
Syndicats : SPPFRQNT et SPPFSC

Les employés des trois Fonds de recherche du Québec sont installés à domicile pour la poursuite des activités et payés comme d’habitude. On leur demande de viser une prestation de travail normale de sept heures par jour, tout en tenant compte du contexte exceptionnel, notamment pour les gens qui ont des enfants à la maison. Le Plan de continuité des opérations en cas de pandémie prévoit le maintien des services essentiels, tels que le versement des bourses. Le personnel travaille donc à ce que les concours se déroulent le plus normalement possible, même si les comités ne peuvent plus se rencontrer en personne.

La direction se penche sur l’organisation des vacances. Le syndicat a demandé de la souplesse dans la fixation des dates, puisque les circonstances compliquent la planification pour les conjoints qui souhaitent arrimer leurs congés estivaux pour passer du temps en famille.

 

Université de Moncton
Syndicat : APAPUM

L’Université de Moncton continue à verser les salaires habituels. Jusqu’ici, il n’y a pas eu de mises à pied temporaires, mais les nouvelles embauches sont sur la glace. Les employés sont en poste, par télétravail lorsque c’est possible, sinon sur place pour assurer les services essentiels inscrits au plan de secours. L’établissement a créé un répertoire des outils informatiques accessibles pour faciliter le travail à distance. Ceux qui doivent rester à la maison auprès de leurs enfants peuvent utiliser leurs heures supplémentaires pour s’absenter ou soumettre une demande pour un congé spécial payé. Des communications plus précises restent à venir. Pour en savoir plus, consultez la page COVID-19 destinée au personnel.

 

Université de Sherbrooke
Syndicat : APAPUS

Les professionnels pédagogiques et administratifs sont en service, la plupart à partir de leur domicile. L’Université de Sherbrooke a publié le 25 mars un document clair sur la gestion du travail pour la durée de la pandémie. En voici les points essentiels :

— L’employé régulier poursuit ses tâches par télétravail en conservant sa rémunération.
— Il est possible de prendre des vacances ou des congés sans solde pour faciliter la conciliation travail–vie personnelle.
— La personne incapable de travailler sur une base régulière pour des raisons familiales est invitée à demander une allocation pour soins d’urgence du gouvernement fédéral.
— L’employé régulier pour lequel aucun travail à distance n’est possible figurera dans une banque de ressources disponibles pour prêter main-forte dans d’autres secteurs.
— En principe, l’employé contractuel, comme son collègue régulier, télétravaille ou se fait confier de nouvelles tâches. Si ce n’est pas possible, son gestionnaire peut mettre fin au contrat. Le même principe prévaut pour le travail occasionnel.
— L’employé peut se faire rembourser les frais exceptionnels engendrés par son télétravail si ceux-ci ont été approuvés par son supérieur.
— Le travail effectué sur les lieux appartenant à l’Université durant la pandémie est payé à taux régulier.

Côté emploi, les choses se sont relativement bien passées jusqu’ici. Les ressources humaines ont honoré les contrats jusqu’à la fin d’avril, comme prévu. En mai, alors que l’Université établissait ses orientations budgétaires pour la prochaine année, le syndicat s’attendait à ce qu’un nombre limité de contrats soient abolis.

Pour les professionnels de recherche, l’établissement a été parmi les premiers à réclamer le redémarrage rapide des activités scientifiques. Le plan de relance est en cours depuis le 4 mai, supervisé par les responsables en matière de santé et de sécurité au travail. Les recherches reprennent en priorité dans les domaines de la médecine et du génie. Les recherches financées par des fonds privés pourraient toutefois être interrompues à plus long terme.

La direction poursuit les discussions avec les syndicats pour ajuster certains articles de la convention collective pour la durée de la crise. Il est question de constituer une banque de relève qui permettrait à des employés réguliers actuellement peu sollicités d’offrir leurs compétences à un autre service. Par ailleurs, il serait possible pour les employés qui avaient planifié des vacances ce printemps de les reporter s’ils le souhaitent, puisque l’ambiance actuelle favorise peu la détente.

Les professionnels sont invités à poser leurs questions à leur supérieur immédiat ou à consulter la foire aux questions des salariés. Ceux qui éprouvent des difficultés liées au contexte peuvent contacter le Programme d’aide aux employés à l’adresse  www.usherbrooke.ca/srh/info/pap/.

 

Université du Québec à Chicoutimi
Syndicat : SPP-UQAC

Les employés à statut régulier continuent à recevoir leur salaire usuel pour leur prestation, normalement effectuée par télétravail. Il est même question d’afficher quelques postes réguliers prochainement, en menant les entrevues d’embauche par visioconférence. Pour les employés à statut particulier, plusieurs contrats ont pris fin le 30 avril. Environ 50% des employés temporaires sont partis, cette proportion incluant des auxiliaires d’enseignement qui auraient toute façon quitté leurs fonctions le 1er mai. Les remplaçants qui occupent la chaise d’une personne en congé invalidité restent cependant en service. Pour le personnel sous octroi, l’approche relève du cas par cas. Les postes dépendant de subventions sont préservés autant que possible, mais coupés si la source de financement se tarit.

Le personnel peut écrire à l’adresse covid19@uqac.ca pour obtenir des réponses à ses questions ou consulter la page COVID-19 qui leur est consacrée.

Côté recherche, l’établissement a annoncé début mai la reprise d’une partie de ses activités. Cette annonce signale la fin de la période de latence, pendant laquelle les professionnels ont dû mettre sur la glace les projets exigeant un suivi sur place, en se contentant de poursuivre les travaux exécutables à domicile, comme la rédaction d’articles. Il n’y a pas eu de mises à pied, mais les professionnels du groupe de recherche BALSAC ont vu leur horaire de travail réduit à quatre jours par semaine.

Pour faciliter la mise sur pied des bureaux à domicile, l’UQAC offre à ses employés la possibilité d’acquérir directement certains outils informatiques de base à condition de faire autoriser d’abord leur achat. Sur présentation de la facture, ils pourront se faire rembourser jusqu’à 250 $ pour des périphériques tels que disque externe, clé USB, clavier ou souris. Il faut cependant passer par le service d’approvisionnement de l’Université pour se doter d’appareils plus imposants (ordinateurs, imprimantes, téléphones…). Il est aussi possible de faire une demande de soutien au service de technologie informatique.

Le télétravail a généré des questions chez les employés. Faut-il donner son propre numéro de téléphone à ses interlocuteurs? Payer des interurbains? Répondre hors des heures normales de service? Les consignes en la matière ne sont pas claires, un sujet de préoccupation que le syndicat entend soulever.

Fait sympathique : le syndicat des professionnels a tenu le jeudi 26 mars une pause-café qui a attiré une cinquantaine de membres sur Zoom. La rencontre virtuelle a beaucoup plu. Le comité exécutif compte en organiser régulièrement pour briser la solitude inhérente au télétravail et permettre aux membres d’échanger astuces et informations.

Enfin, les employés doivent prendre d’ici le 31 mai leurs jours de vacances non utilisés. Ils doivent également écouler leurs heures supplémentaires accumulées jusqu’à ce que leur banque ne contienne pas plus de 70 heures effectuées en surplus.

 

Université du Québec à Trois-Rivières
Syndicat : SPP-UQTR

L’UQTR poursuit ses activités par télétravail. Tous les employés réguliers ou détenant un contrat actif sont rémunérés normalement. Les gestionnaires ont été chargés de contacter leurs employés pour organiser la transition, avec comme mot d’ordre la souplesse et l’ouverture par rapport à la conciliation travail–vie personnelle.

La direction a mis en ligne une foire aux questions bien détaillée sur les conditions de travail durant la crise. En voici les éléments essentiels:

— Il est possible de prendre des vacances ou un congé pour rattraper des heures supplémentaires accumulées.
— Il faut l’autorisation de son supérieur pour enregistrer des heures supplémentaires de travail durant la crise.
— Les employés qui présentent des symptômes de COVID-19 assez sévères pour empêcher le télétravail peuvent se prévaloir de l’assurance invalidité de courte durée.
— Il est interdit de récupérer à l’université du mobilier, comme une chaise de travail, pour équiper temporairement son bureau à la maison.
— Les services administratifs, notamment ceux responsables des ressources humaines ou des finances, fonctionnent par courriel.
— L’établissement rembourse les dépenses engagées pour assister à des conférences ou colloques qui ont été annulés, à condition que l’employé ne puisse pas obtenir de remboursement du fournisseur ou d’un organisme subventionnaire.
— Un employé peut encore solliciter une bourse de perfectionnement pour un programme universitaire ou une formation à distance.

Même si l’UQTR n’envisage pas de réduire ses effectifs, elle pourrait éventuellement, si la crise se prolonge, devoir supprimer des emplois chez les professionnels de recherche. Des projets qui dépendent d’une subvention du privé pourraient être interrompus. Les responsables discutent pour voir s’il est possible de protéger ces emplois d’un arrêt temporaire. Par ailleurs, les contractuels dont l’entente arrive à échéance pourraient ne pas se faire offrir de renouvellement.

La direction, en collaboration avec les syndicats, évalue des solutions pour faciliter le prêt de service à l’intérieur comme à l’extérieur de l’établissement. De manière exceptionnelle, des professionnels volontaires pourraient ainsi prêter main-forte à des secteurs sous pression, aux établissements de santé, voire aux organismes communautaires.

Par ailleurs, certains délais enchâssés dans la convention collective se trouvent temporairement suspendus. Pour les employés en probation, par exemple, la période d’essai sera interrompue pour la durée de la crise, puisque les gestionnaires peuvent difficilement évaluer la qualité du travail accompli dans les circonstances.

 

Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
Syndicat : SPPUQAT

L’UQAT a annoncé le 14 mai que la rentrée universitaire de l’automne 2020 se ferait en mode virtuel, exception faite des formations pratiques qui ne peuvent se donner à distance, et que le télétravail se poursuivrait pour tout le reste de l’année. La direction s’est montrée proactive durant la crise en envoyant des infolettres régulières à son personnel. Elle a préservé jusqu’ici tous les emplois, même contractuels. Du côté de la recherche, les activités devaient reprendre vers la mi-mai, avec un protocole de retour précisant les règles de circulation à l’intérieur du campus.

L’établissement a commandé des ordinateurs portables pour équiper ses télétravailleurs et implanté une mesure pour rembourser en partie les frais occasionnés par la situation, notamment l’accès à Internet. Les membres admissibles au programme, sélectionnés par leur supérieur immédiat, devaient recevoir un forfait de 300 $. Des discussions sont en cours pour ajuster la gestion des vacances cet été, notamment en prévoyant la possibilité de les décaler. Si le confinement perdure, les gens pourraient perdre la chance de relaxer en changeant d’air ou en visitant leurs proches.

L’établissement a publié une Trousse employés COVID-19 et un Guide du télétravail pour accompagner les membres de son personnel dans la mise sur pied de leur bureau à domicile. Elle recommande notamment de porter attention à ces éléments :

— Préserver la confidentialité des documents traités en évitant de les imprimer et de les enregistrer sur le bureau de son ordinateur personnel.
— Installer son bureau de façon ergonomique pour éviter les blessures, en consultant au besoin ces vidéos informatives.
— Instaurer une routine aussi régulière que possible dans les circonstances, en ménageant des moments pour le travail et d’autres pour la famille.
— Rester en contact avec ses collègues et son supérieur pour atténuer l’effet d’isolement.
— Dresser une liste d’objectifs à atteindre pour conserver sa motivation.

Le service des ressources humaines affirme vouloir gérer avec souplesse les employés qui ne pourront fournir sept heures de travail quotidien dans les circonstances. Les personnes invitées à travailler à l’extérieur des heures normales de travail sont rémunérées aux conditions prévues par la convention collective. À noter que le soutien psychosocial est toujours offert aux membres de la communauté universitaire qui pourraient souffrir d’anxiété face à la pandémie.

 

Université du Québec en Outaouais
Syndicat : SGPUQO

L’UQO confirme qu’elle rémunérera le personnel régulier normalement durant la période où ses pavillons et campus demeureront fermés. Les professionnels qui ne contribuent pas sur place au maintien des services essentiels assument leurs tâches à partir de leur domicile. La plateforme de conférence en ligne Zoom et la suite Office 365 sont accessibles à distance; le service des technologies de l’information répond aux requêtes envoyées à l’adresse soutien.sti@uqo.ca.

Pour le personnel à statut particulier, la suite des choses s’avère toutefois plus incertaine. Depuis le 27 mars, l’établissement paie seulement les heures de travail autorisées par le supérieur immédiat et déclarées par feuille de temps. Le versement des salaires dépend du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, dont on attend les consignes. Le service des ressources humaines n’a pas encore offert de clarifications à ce sujet. Comme de nombreux contrats viennent à échéance fin avril, le syndicat reste à l’affût des nouvelles.

La direction assure son personnel qu’elle fera tout en son pouvoir pour l’aider à concilier travail et vie personnelle en cette période exceptionnelle de confinement. Elle invite les employés à contacter leur supérieur immédiat pour obtenir des réponses à leurs questions. La foire aux questions COVID-19 contient aussi à la fin une petite section consacrée aux membres du personnel.

Un sondage interne du syndicat a révélé une grande disparité dans le suivi des gestionnaires de l’UQO : certains suivent leurs employés de très près, jusqu’à tomber dans la microgestion, alors que d’autres n’ont pas encore donné signe de vie. Des professionnels laissés à eux-mêmes ont rapporté un fort degré de stress et de démotivation. Ces préoccupations ont été transmises au service des ressources humaines.

 

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Prix Reconnaissance 2014

 

Mémoire phénoménale et sens de l’humour

Nous sommes heureux de présenter le prix Reconnaissance pour l’engagement dans un syndicat local à notre collègue et ami Mario Groleau.

Dès le début de son implication, sa grande connaissance de l’université, son expertise dans différentes organisations et ses compétences en informatique en faisaient un candidat de marque pour un poste au comité exécutif.

Tout au long de ces années, il a toujours été disponible, à l’écoute de tous et chacun, débordant de conseils judicieux. Une source précieuse pour trouver les solutions.

Ses connaissances dans de nombreux domaines, sa mémoire phénoménale, son sens de l’humour font de lui un excellent représentant syndical, mais surtout un collègue très apprécié.

Toujours présent aux nombreuses réunions du syndicat, aux rencontres de l’université, aux événements protocolaires ainsi qu’aux réunions de la FPPU, il reste posé et assure les suivis nécessaires dans tous ses dossiers.

L’engagement bénévole de notre membre est de longue date, de 2000 à 2005 comme délégué syndical et de 2005 à 2014 à titre de président du syndicat. Cela représente 14 ans de loyaux services au comité exécutif. On peut dire que Mario est un digne ambassadeur du mouvement syndical.

Bravo Mario pour ta grande implication au sein du Syndicat du personnel professionnel de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Au nom de tous les membres, nous te disons encore une fois merci !

Texte hommage par Daniel Bellefleur

 

À propos de ce prix

Depuis 2002, la FPPU honore des membres qui s’engagent de manière exceptionnelle dans ses instances ou dans leur syndicat local. La remise des prix Reconnaissance a lieu lors du congrès de la Fédération, tous les trois ans.

 

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Prix Reconnaissance 2017

 

Empathie et engagement

Si vous demandez aux membres de l’Association du personnel administratif et professionnel de l’Université de Sherbrooke (APAPUS) de vous parler de Josée, ils dresseront la liste des qualités suivantes :

rigueur intellectuelle
connaissance de ses dossiers
importance du service bien rendu
efficacité
… et franchise, car il faut dire les choses de façon directe pour bien se comprendre !

À cela, le comité exécutif ajoutera que Josée est la mémoire de son Association. Qu’elle est reconnue pour bien s’occuper des membres — pour ne pas dire les chouchouter — et pour faire preuve d’une grande empathie.

Les responsables des ressources humaines de l’Université de Sherbrooke, elles, préciseront que Josée connaît sa convention collective sur le bout de ses doigts. Qu’elle se montre compréhensive pour l’application des dispositions générales, mais sans pitié lorsqu’une situation difficile touche un membre de l’APAPUS. Et qu’on l’engagerait bien aux ressources humaines pour gérer tout ça !

Toutes ces raisons sont bonnes pour que la FPPU et l’APAPUS décernent ensemble à Josée Arpin le prix Reconnaissance, qui souligne un engagement exceptionnel envers la cause syndicale et la défense des professionnels.

Durant toutes ces années, Josée a eu à régler des situations pas toujours faciles. Plaintes de harcèlement, congédiement pour alcoolisme, problèmes de toxicomanie ou de santé mentale… Elle en a vu des vertes et des pas mûres.

Elle a toujours su être juste et équitable. Je me souviens entre autres de cette fois où l’employeur, pour contester la poursuite d’un congé de maladie, a demandé à une professionnelle de se soumettre à une contre-expertise par un psychiatre. Josée voyait que la syndiquée serait incapable de faire face toute seule à cette obligation. Elle l’a donc accompagnée en personne à Montréal. Accompagner, pour Josée, ça veut dire beaucoup de choses :

prendre le rendez-vous
tenir une rencontre préparatoire
planifier la tenue vestimentaire
conduire la personne à son rendez-nous
faire un débriefing…

Josée, les membres de l’APAPUS ont eu de la chance de t’avoir. Et la FPPU a eu de la chance de te rencontrer. Au nom de la Fédération, je te dis : mission accomplie.

Bernard Gaucher, président de la FPPU

Hommage rendu le 8 juin 2017, à Mont-Saint-Hilaire

 

À propos de ce prix

Depuis 2002, la FPPU honore des membres qui s’engagent de manière exceptionnelle dans ses instances ou dans leur syndicat local. La remise des prix Reconnaissance a lieu lors du congrès de la Fédération, tous les trois ans.

 

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Prix Reconnaissance 2017

 

Une voix pour les professionnels de recherche

Je suis très heureux de remettre le prix Reconnaissance à Suzanne Fortier, une « vraie de vraie » professionnelle de recherche. La Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche et le Syndicat des professionnelles et professionnels de la recherche œuvrant au CHUL (SPPROC) s’unissent pour lui rendre un hommage hautement mérité. Cette femme déterminée a toujours montré un profond désir de défendre ses membres. Elle a contribué à faire avancer le débat sur les conditions d’emploi des travailleurs de la science, un sujet qui nous tient à cœur.

Si vous voulez connaître Suzanne, pensez au mot « patience ». Envers ses membres, elle fait preuve d’une écoute et d’une disponibilité sans faille. Avec son interlocutrice du département des ressources humaines, elle a su créer un lien de respect qui subsiste encore aujourd’hui, bien après la fin de son mandat à la présidence du syndicat.

Par contre, elle peut s’impatienter dans certaines circonstances… que nous ne mentionnerons pas. Elle ne supporte pas la bêtise humaine, peu importe de qui ça vient !

Suzanne est une pionnière. Elle a participé à la création du SPPROC en 2006. Elle a quitté la vie syndicale quelques années plus tard, mais lorsqu’il y a eu une démission en bloc au comité exécutif, elle a repris le flambeau. Son bébé avait besoin d’aide pour continuer à grandir… Crise d’adolescence ou pas, Suzanne s’est engagée au SPPROC jusqu’à l’automne 2016.

Se promener avec elle au Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Québec (site du CHUL), c’est comme sortir avec une célébrité. Elle connaît tout le monde : chercheurs, professionnels, employés de soutien… Elle s’informe des dernières nouvelles, du contrat récemment obtenu, du retour de congé de maternité, et de comment va le petit de 3 ans. Elle s’intéresse sincèrement à chacun. Et ses collègues le lui rendent bien.

Suzanne Fortier sera assurément une ambassadrice à vie du SPPROC, sa création, qui atteindra bientôt la maturité. Comme elle a toujours été une alliée indéfectible de la FPPU.

Merci Suzanne !

Bernard Gaucher, président de la FPPU

Hommage rendu le 8 juin 2017, à Mont-Saint-Hilaire

 

À propos de ce prix

Depuis 2002, la FPPU honore des membres qui s’engagent de manière exceptionnelle dans ses instances ou dans leur syndicat local. La remise des prix Reconnaissance a lieu lors du congrès de la Fédération, tous les trois ans.

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Prix Reconnaissance 2017

 

Une faim de justice

VOTRE ATTENTION S’IL-VOUS-PLAîT ! Tous les collègues de Daniel ont déjà entendu ça. C’était sa façon de ramener le calme dans un groupe. Et avec sa voix puissante, je vous jure que ça fonctionnait.

C’est avec joie que la Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche, en collaboration avec du Syndicat du personnel professionnel de l’Université du Québec à Trois-Rivières (SPP-UQTR), remet à Daniel Bellefleur son prix Reconnaissance dans le cadre du congrès de 2017. Son engagement envers notre cause mérite d’être souligné, à la fois comme officier de son syndicat et comme trésorier de la FPPU.

Travailler avec Daniel, dans un premier temps, et sans jamais déroger à ce principe, c’est d’abord régler les questions… de bouffe. Après, on peut établir le plan de discussion et les séquences de travail pour la journée. Devinez ce qu’on va prévoir en premier dans notre plan de match ? Les pauses et le dîner !

Un ami de notre lauréat, Martin Lambert, m’a conté une histoire à son sujet. Un jour qu’il était à son chalet, Daniel se préparait pour aller la pêche. À 7 h, il était sur le lac pour pêcher toute la matinée. Précautionneusement, il avait apporté quelques petites denrées pour se sustenter.

thermos de café
barres tendres
bonbons
sandwich
chips…

À 9 h, il lance : « Hé, Martin, il est temps de retourner au chalet, ça va être l’heure de la collation ! »

Vous comprenez ici que Daniel aime rire et nous faire rire. Si vous avez besoin d’une petite thérapie, demandez-lui de vous raconter les nombreux déménagements de ses enfants. On n’en dit pas plus pour ne pas gâcher le punch.

Mais cet homme n’est pas qu’un bon vivant doté d’un grand sens de l’humour. Sur le plan professionnel, il arrive toujours bien préparé aux diverses rencontres syndicales. Il adore les règles et les processus clairs. Plus d’une fois, en période de négociation, il a réussi à convaincre la partie patronale sans jamais hausser le ton. Daniel ne lâche jamais prise ! Pour lui, se faire dire non, ça égale « on poursuit les discussions ». Se faire dire oui, ça signifie « on essaie d’avoir mieux ».

Au nom de toute la Fédération, je le remercie pour ses longues années de travail pour le bien commun et lui souhaite une retraite heureuse. Avec beaucoup de belles parties de pêche !

Bernard Gaucher, président de la FPPU

Hommage rendu le 8 juin 2017, à Mont-Saint-Hilaire

 

À propos de ce prix

Depuis 2002, la FPPU honore des membres qui s’engagent de manière exceptionnelle dans ses instances ou dans leur syndicat local. La remise des prix Reconnaissance a lieu lors du congrès de la Fédération, tous les trois ans.

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Prix Reconnaissance 2014

 

La mémoire de son syndicat

C’est à un homme de conviction que nous voulons rendre hommage. Il s’agit d’une personne qui fait preuve d’une véritable passion pour la justice et l’équité.

André Arseneau est d’humeur inébranlable et généreux de son temps. Tout devient simple en discutant avec lui. Soucieux du bien-être de ses amis et collègues, il les conseille constamment en matière d’ergonomie.

Conservateur, il note tout dans son précieux livre blanc, tel un recueil d’archives.

Ses qualités personnelles sont au service de sa vie professionnelle. On le reconnaît patient, calme, organisé, honnête et dévoué; il est notre mémoire à l’Association du personnel administratif et professionnel de l’Université de Moncton (APAPUM).

Il connaît l’historique des dossiers puisqu’il siège à la table de divers comités, tel un seigneur de l’époque, depuis belle lurette. Pour en nommer quelques-uns :

  1. André a été élu président de l’APAPUM en décembre 2001 et est demeuré en poste jusqu’en mai 2006. Auparavant, il avait siégé au CA de nombreuses années.
  2. Il a joué un rôle primordial dans l’affiliation de l’APAPUM à la FPPU en 2004.
  3. Il a siégé au comité de négociation à plusieurs reprises.
  4. Il siège au comité de santé et sécurité au travail.
  5. Il a siégé au comité de pension.
  6. Il a siégé au comité de classification, un dossier chaud depuis 2010, dans lequel André joue encore un rôle très actif.
  7. Il termine un mandat de trois ans comme conseiller à la Fédération.

Au nom de tous, nous te disons bravo, André, et merci pour ton dévouement exemplaire envers l’APAPUM.

Texte hommage par Chantal DeGrâce

 

À propos de ce prix

Depuis 2002, la FPPU honore des membres qui s’engagent de manière exceptionnelle dans ses instances ou dans leur syndicat local. La remise des prix Reconnaissance a lieu lors du congrès de la Fédération, tous les trois ans.

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