Adieu et merci, Pierre!
C’est avec tristesse que nous avons appris le décès du leader syndical Pierre Cabana. Professionnel retraité de l’Université de Sherbrooke, Pierre a joué un rôle majeur dans l’histoire de notre fédération. Son engagement constant et déterminé a mené à plusieurs victoires pour les professionnels et professionnelles de notre réseau. Parmi les avancées auxquelles il a contribué, notons entre autres :
☑️ la syndicalisation du personnel professionnel de l’Université de Sherbrooke
☑️ l’accréditation syndicale des membres du milieu de la recherche
☑️ l’accompagnement des pros de l’Université de Moncton lors de leur affiliation à la FPPU
Au total, Pierre Cabana aura consacré près de 30 ans à l’Association du personnel administratif et professionnel de l’Université de Sherbrooke (APAPUS), qu’il a longtemps présidée. Il aura aussi passé plus de 20 ans au comité exécutif de la FPPU en qualité de conseiller et de trésorier.
Nos plus sincères sympathies vont à sa femme Francine, à ses fils Hubert et Olivier, à ses petits-enfants et à tous ses proches. Il avait 73 ans.

SA FIERTÉ : AVOIR SYNDIQUÉ LE MONDE DE LA RECHERCHE
« Ce qui a déclenché chez moi la volonté de syndiquer les gens du milieu de la recherche, c’est un événement personnel. Un de mes cousins, après plus d’une dizaine d’années de travail comme professionnel de recherche, a été remercié simplement parce qu’une subvention avait été coupée. Sa carrière s’est arrêtée là, malgré son doctorat. Et il y avait plein de gens comme lui! L’avancée dont je suis le plus fier, c’est l’accréditation de ce personnel [à l’Université de Sherbrooke et ailleurs]. Ç’a été une dure bataille. Pour l’université, l’employeur, c’était le chercheur, pas elle. Mais le professeur est syndiqué. Juridiquement, tu ne peux pas être à la fois syndiqué et patron… Qu’un syndiqué monte une équipe dont il peut disposer comme il le veut, pour moi, c’était le monde à l’envers. »
— Pierre Cabana, 2019
Photo du dessus : Pierre Cabana discute avec ses collègues lors d’une rencontre de la FPPU en avril 2009, deux ans avant sa retraite. / Mario Groleau