UQO : horaire variable et autres gains
Plus de 97 % de votes favorables! C’est l’adhésion qu’a recueillie l’entente de principe récemment soumise en assemblée générale par le Syndicat du groupe professionnel de l’Université du Québec en Outaouais (SGPUQO). La nouvelle convention collective a été ratifiée le 5 novembre, lors d’une cérémonie de signature tenue dans l’établissement de Gatineau.
« Ensemble, nous avons ajusté de multiples articles de la convention pour garantir des conditions d’emploi plus souples et généreuses. La somme de ces interventions devrait contribuer de façon visible au bien-être de nos membres de l’Outaouais », se réjouit Claude Fortin, présidente de la Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU). C’est l’avocate Mathilde Valentini, conseillère en relations de travail à la Fédération, qui a accompagné le syndicat dans cette démarche. Les négociations ont nécessité 22 jours de discussion argumentée.
En quoi la convention collective 2025-2029 se distingue-t-elle de la précédente? Elle assure à la main-d’œuvre hautement qualifiée un traitement plus généreux, dont la progression s’aligne sur la Politique salariale gouvernementale. Le salaire sera indexé de 2,6 % en 2025 (rétroactif), 2,5 % en 2026 et 3,5 % en 2027. Les deux hausses suivantes demeurent à déterminer. Par ailleurs, les professionnels et professionnelles à statut particulier accèdent à plusieurs avantages, notamment aux congés personnels et à l’aménagement du temps de travail.
Plusieurs avancées grâce à l’action syndicale
La nouveauté qui retient la plus grande attention est sans doute le projet pilote d’horaire variable devant être lancé à l’hiver 2026 dans quelques services ciblés. Le personnel visé pourra désormais aménager son agenda à sa convenance en s’assurant de travailler 70 heures en 2 semaines. Chaque journée devra durer entre 6 et 9 heures, avec des plages de présence obligatoire en matinée et en après-midi.
Les quelque 230 professionnels et professionnelles de l’Université du Québec en Outaouais bénéficient aussi de plusieurs autres avantages. En voici un aperçu :
— Les vacances annuelles s’allongent à un rythme plus régulier, gagnant un 21e jour après 8 ans de service au lieu de 10.
— La Journée nationale de la vérité et de la réconciliation s’ajoute aux jours fériés, qui sont maintenant offerts dès l’embauche plutôt qu’après 60 jours travaillés.
— Les gens qui avaient acquis une expérience pertinente à leur poste avant d’obtenir leur baccalauréat (et donc leur statut professionnel) pourront se faire reconnaître 1 échelon de plus pour chaque période de 2 ans de service jugé admissible.
— L’UQO cherchera à replacer dans son organisation toute personne employée sous octroi qui pourrait perdre son contrat après 10 ans d’ancienneté.
— La prestation de départ pour retraite anticipée devient plus accessible; pour recevoir 100 % de son traitement annuel, on peut désormais quitter à 61 ans au lieu de 60.
« Cette entente témoigne de ce que la solidarité syndicale permet d’accomplir. Elle reflète l’engagement et la détermination de nos membres à faire reconnaître leur contribution indispensable à la vie universitaire », déclare dans un communiqué Stéphane Couture Vallée, président du SGPUQO. Le professionnel salue au passage la collaboration de l’employeur au processus de négociation.
Photo : le personnel professionnel de l’UQO renouvelle sa convention collective le 5 novembre 2025. Les signataires comprennent Claude Fortin, prés. FPPU; Stéphane Couture Vallée, prés. SGPUQO; Marie-Flo Pelletier, cons. relations travail; Alain Godmaire, v.-r. administration et ressources; Manon Michaud, dir. ressources humaines; Murielle Laberge, rectrice UQO; Simon Bouisset, comité négo; Julie Van Chesteing, cons. ressources humaines. Absente sur l’image : Mathilde Valentini, avocate FPPU. / photo Louis Lafontaine