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Un ami français s’en est allé

Un ami français s’en est allé

La direction de la FPPU a appris avec chagrin le récent décès du syndicaliste français Gérard Marien (en veston noir sur la photo). Cet infatigable militant, ingénieur de formation, était un allié de longue date de notre fédération. Pendant 21 ans, il a servi le Syndicat national des personnels titulaires et contractuels de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la culture (SNPTES-UNSA) en qualité de secrétaire général. Il échangeait avec notre organisation des perspectives précieuses sur l’évolution du monde universitaire outre-Atlantique. Son expertise et sa chaleur humaine nous manqueront.

« Gérard possédait une connaissance phénoménale de son milieu », relate Bernard Gaucher, ex-président de la FPPU, qui l’a côtoyé de près. « Il a beaucoup contribué au développement de son syndicat. Il savait rassembler les gens derrière des idées fermes, mais dans la bonne humeur. C’était aussi un bon vivant, avec un sens de l’humour et un talent de conteur. Il fallait l’entendre parler de mai 68! »

Une vague de carrés rouges

En mai 2012, le Québec était plongé dans les grèves étudiantes du Printemps érable. La FPPU appuyait les revendications des milliers de jeunes qui déferlaient dans les rues, un carré rouge épinglé sur le cœur. Au même moment, Bernard Gaucher devait faire une présentation au congrès tenu par le SNPTES à Toulouse. Il n’oubliera jamais sa surprise quand il est monté sur scène. L’assistance tout entière brandissait le carré rouge en signe de soutien! Gérard Marien, symbole écarlate à la boutonnière, avait planifié ce moment d’anthologie. « Il sympathisait avec la situation qu’on vivait au Québec », se rappelle Bernard avec émotion.

Une assemblée de personnes assises dans une salle brandissent une vague de carrés rouges.
Au congrès du SNPTES 2012, vague de carrés rouges en soutien aux manifestations étudiantes du Québec.

Les deux hommes s’étaient rencontrés lors d’un colloque de l’Internationale de l’éducation. Depuis, ils s’invitaient mutuellement dans leurs congrès respectifs, où ils prenaient parole pour échanger sur leurs enjeux et leurs victoires. Gérard Marien avait notamment participé à l’assemblée que la FPPU avait tenue à Chicoutimi en 2008.

Quand le gouvernement français a commencé à introduire des postes sous octroi en recherche, sans permanence possible, Gérard s’est tourné vers Bernard pour mieux comprendre les effets de la précarité dans ce domaine. D’ailleurs, les contrats consentis aux employés et employées de la science demeurent plus longs en France qu’au Québec.

L’équipe de la FPPU adresse ses plus sincères condoléances aux proches de Gérard Marien.

Lisez l’hommage à Gérard Marien publié par son syndicat

Photo du haut : Portrait de groupe au carré rouge. Marie Duval (v.-p. FPPU), Yves Marois (prés. SPPFRQNT), Gérard Marien et Bernard Gaucher discutent en marge du congrès du SNPTES-UNSA tenu à Toulouse en 2012. / archives FPPU