Tous les lauréats des
BOURSES FPPU
Prix des pros de la recherche 2024
Opération zénitude
Joelle Lepage cherchait comment mieux soutenir la santé mentale des jeunes. Elle coordonne aujourd’hui un programme qui apaise plus de 100 000 âmes partout au Québec !
Lorsque Joelle Lepage obtient sa maîtrise en psychoéducation de l’Université de Sherbrooke, en 2008, elle sait ce qu’elle veut comme carrière. Aider les jeunes et les familles : voilà ce qui la motive. Après une décennie de travail sur le terrain, toutefois, les questions se pressent dans sa tête. Pourquoi certaines clientèles vulnérables passent-elles sous le radar? Pourquoi les actions préventives sont-elles si rares? Pourquoi, surtout, les bonnes pratiques demeurent-elles méconnues?
Il n’en faut pas plus pour que cette intervenante empathique se réoriente en recherche. En 2017, elle entre au nouveau Centre RBC d’expertise universitaire en santé mentale de l’Université de Sherbrooke. Avec un objectif clair : partager les savoirs de pointe afin qu’ils contribuent concrètement au mieux-être de la jeunesse québécoise. « Je n’aurais jamais pensé faire de la recherche un jour, confesse-t-elle en souriant. Mais coconstruire avec la communauté des initiatives pour bonifier la couverture de services, ça me rejoint. »
C’est cet engagement en faveur des populations vulnérables qui vaut à la coordonnatrice un Prix d’excellence des professionnels et professionnelles de recherche. En 2024, le jury du Fonds de recherche du Québec lui décerne la 3e place dans la catégorie Société et culture. Dire que la principale intéressée a concouru à l’insistance de sa directrice! « J’ai été agréablement surprise que le FRQ reconnaisse la valeur de mon parcours, lance-t-elle avec humilité. Mon profil est très “terrain”. Mais justement, cette perspective scientifique atypique m’aide à combler le fossé entre la recherche et la pratique. »
Un profond désir d’aider
Aller vers les personnes vulnérables, c’est naturel pour Joelle. Au primaire, elle côtoie avec plaisir ses camarades vivant avec l’autisme ou la déficience intellectuelle; au cégep, elle passe plusieurs semaines dans un orphelinat en Inde. La psychoéducation s’impose vite à son esprit. Cette étudiante douée excelle dans sa discipline, au point de remporter la Médaille académique du Gouverneur général en 2008.
S’ensuivent des expériences de travail variées. Tantôt elle intervient auprès de familles d’ados en difficulté, tantôt elle facilite le retour à l’école de décrocheurs et décrocheuses. Au Centre jeunesse de l’Estrie, elle œuvre pendant six ans à la protection des enfants vulnérables. Entre deux emplois, cette globetrotteuse parcourt la planète. Elle séjourne des mois entiers en Inde, en Afrique, en Asie du Sud-Est. « Les voyages enseignent la gratitude, estime-t-elle. Et aussi à faire preuve de plus de souplesse dans le quotidien. »
Le Centre RBC : un projet à imaginer
En janvier 2017 arrive l’offre d’emploi du Centre RBC d’expertise universitaire en santé mentale. Le projet que vient de lancer le professeur Robert Pauzé — aujourd’hui dirigé par Julie Lane — la captive aussitôt. Comment bonifier les services donnés aux jeunes qui présentent un trouble de santé mentale, ou risquent d’en développer un? L’organisme naissant consulte une centaine de personnes évoluant dans ce milieu pour définir son modèle d’action. Sa coordonnatrice prend part à la réflexion. Elle veille aux activités courantes, anime des formations, produit des contenus vulgarisés. Elle accompagne en outre une douzaine d’étudiants et étudiantes par année.
Rapidement, le Centre RBC lance une initiative pour atténuer l’anxiété chez les jeunes. « Lors de nos consultations, tout le monde exprimait le besoin qu’on s’attarde à cet enjeu en priorité », rapporte la lauréate. L’organisme réunit un comité d’expertise, qui recommande d’instaurer des activités de prévention et d’intervention précoce pour compléter les services spécialisés déjà offerts aux personnes en détresse. Ainsi naît le programme HORS-PISTE, qui aide aujourd’hui plus de 100 000 élèves du primaire et du secondaire.
HORS-PISTE pour le bien-être de la jeunesse
« Le programme HORS-PISTE permet aux jeunes de développer leurs outils pour faire face aux défis de la vie. Il aide à prévenir l’anxiété, mais aussi d’autres problèmes d’adaptation », poursuit Joelle Lepage. Des ateliers en classe favorisent le développement des compétences psychosociales : apprivoiser ses émotions et son stress, apprendre à se connaître et à s’estimer, communiquer de façon positive avec autrui, etc. Alors que ce premier volet s’adresse à l’ensemble des jeunes, un second volet cible ceux et celles dont l’anxiété requiert une attention particulière. Les parents et membres du personnel scolaire disposent aussi de divers ateliers et outils, tels que la série de capsules vidéos L’anxiété chez nos enfants : que puis-je faire en tant que parent?.
L’initiative conquiert vite les milieux d’enseignement, qui contribuent à l’améliorer par leurs rétroactions. Chaque école l’implante en toute autonomie; l’équipe accompagnante est là pour guider et soutenir. Ce respect de l’expertise locale décuple la mobilisation. Bientôt, le projet s’étend dans tout le Québec grâce à des subventions majeures de l’Agence de la santé publique du Canada et du ministère de la Santé et des Services sociaux.
Résultat? Les jeunes développent une gamme d’habiletés clés : identifier et réguler ses émotions, par exemple, ou encore gérer ses conflits. Des recherches démontrent que le programme réduirait certains symptômes anxieux et facteurs de risque. « Des parents m’abordent pour me parler des effets positifs que le programme a eus sur leurs enfants, raconte la coordonnatrice. Des profs aussi me disent que les discussions menées en classe resserrent leur lien avec leurs élèves. » Une version adaptée s’implante d’ailleurs dans des centres de formation professionnelle ou de formation générale aux adultes.
Au secours des tout-petits à risque
La professionnelle coordonne bien d’autres travaux. Parmi eux figure le projet Diapason, implanté dans plusieurs centres de la petite enfance à Sherbrooke et à Québec. Soutenu par le ministère de la Santé et des Services sociaux et le ministère de la Famille, il rejoint plus de 150 bouts de chou provenant de foyers en situation de vulnérabilité. « On cherche à bonifier la qualité des services offerts à ces enfants dans les CPE, ainsi qu’à leurs parents. On vise à maximiser le développement des filles et des garçons pour éviter qu’ils accumulent du retard avant d’entrer à l’école. »
Par exemple, le projet envoie des spécialistes en ergothérapie et en orthophonie aider les éducatrices et éducateurs à perfectionner leur propre pratique afin d’appuyer au maximum le développement des tout-petits vulnérables. Il engage aussi des jeunes qui étudient en psychoéducation ou en adaptation scolaire pour prêter main-forte au personnel.
L’art de faire une différence
Ces chantiers représentent une énorme tâche de coordination, de mobilisation de partenaires, de rédaction de rapports. Et Joelle Lepage adore ça! « Côtoyer tant de personnes qui veulent faire une différence dans la société et qui ont plein d’idées pour y parvenir, c’est un privilège, s’emballe-t-elle. À commencer par ma directrice, qui pilote ces projets de façon extraordinaire. »
La lauréate trouve aussi son bonheur hors du bureau. Dans la forêt québécoise, où elle aime camper et randonner; dans le vaste monde, qui l’attire toujours. Après quelques années plus sédentaires pour raisons familiales, elle a emmené cet été ses enfants de 9 et 11 ans découvrir le Panama. « Mes cocos ont été extraordinaires hors des sentiers battus, se réjouit-elle. Ils ont hérité de mon esprit d’aventure! »
Alors que la santé et l’éducation font souvent l’objet de nouvelles déprimantes, Joelle Lepage, elle, choisit d’incarner la positivité. « Sans minimiser les enjeux de notre époque, il y a beaucoup de beau aussi, plaide-t-elle. Des gens passionnés malgré les difficultés, des jeunes engagés et épanouis, j’en rencontre chaque jour. À force de répéter que tout va mal, on ne les voit plus. C’est dommage. » Et surtout stressant. La lutte à l’anxiété ne fait que commencer…
Au sujet de ce prix
Les Prix d’excellence des professionnels et professionnelles de recherche mettent en lumière l’apport crucial de ce personnel à l’avancement du savoir et à l’innovation au Québec. Ils ont été créés en 2016 par la FPPU et deux autres syndicats avec le soutien des Fonds de recherche du Québec. Trois bourses de 2500 $, 1500 $ et 1000 $ sont attribuées dans chaque catégorie : Nature et technologies, Santé ainsi que Société et culture.
Photo : Joelle Lepage, 3e place dans la catégorie Société et culture aux Prix d’excellence des professionnels et professionnelles de recherche 2024. / source collection personnelle
Prix des pros de la recherche 2024
Le virus de l’apprentissage
Marilène Bolduc coordonne les activités d’un laboratoire qui rêve que le Québec devienne autonome en production de vaccins. Sa devise? Chaque problème est un enseignement.
Le 13 mai 2014 est une date que Marilène Bolduc n’oubliera jamais. Ce jour-là, pour la première fois, des volontaires ont reçu un vaccin contre l’influenza contenant des nanoparticules de virus de plante. L’injection s’est révélée efficace et sécuritaire. « Immuniser des humains avec la plateforme que nous avions fabriquée était un sentiment indescriptible, confie-t-elle. Honnêtement, j’ai été émue aux larmes! »
Depuis plus de 20 ans, la professionnelle agit comme bras droit du Dr Denis Leclerc au Centre de recherche en infectiologie du CHU de Québec–Université Laval. L’équipe qu’elle coordonne exploite une idée originale : utiliser un virus d’origine végétale pour créer une technologie de vaccination. À partir du virus de la mosaïque du papayer, elle fabrique une nanoparticule à laquelle on peut attacher des fragments d’un agent infectieux, comme le virus de la grippe ou de la COVID. L’injection de cet assemblage entraîne une réaction immunitaire qui, amplifiée par la présence des nanoparticules, permet de prévenir le développement de la maladie chez un humain ou un animal. « Ce virus de plante totalement sécuritaire présente des propriétés incroyables, s’emballe la scientifique. Il peut être utilisé en vaccination, en immunothérapie contre les cancers, et même pour prévenir les allergies. »
En 2024, Marilène Bolduc se classait en 3e place dans la catégorie Santé aux Prix d’excellence des professionnels et professionnelles de recherche. En mettant à jour son CV pour concourir, elle a mesuré tout le chemin parcouru depuis ses débuts. « Je n’ai pas des tonnes de brevets, je n’ai pas plein d’articles, je n’ai pas donné de conférences, dit-elle humblement. Par contre, je joue un rôle quotidien dans la mobilisation des connaissances et la formation de la relève, entre autres. Ça m’a touchée que le jury reconnaisse le leadership que j’exerce dans mon milieu. »
De l’éducation à l’entrepreneuriat
Marilène contracte très tôt le virus… de l’apprentissage. Formée en chimie-biologie au cégep, elle suit sa curiosité naturelle jusqu’au baccalauréat en biotechnologie que donne l’Université de Sherbrooke. En 2001, elle entre en stage auprès du professeur Leclerc, qui lui dépeint le potentiel médical du virus de la mosaïque du papayer. Le sujet passionne aussitôt l’étudiante, vite promue professionnelle de recherche. Au fil des ans, elle contribue à fabriquer la particule PapMV nano, puis à démontrer comment cette dernière stimule le système immunitaire. Elle cosigne une vingtaine d’articles savants.
En 2006, Denis Leclerc lance une entreprise pour mettre au point une technologie vaccinale fondée sur ses travaux. Bonjour, Folia Biotech! Objectif : mener PapMV nano jusqu’à la phase d’essai clinique chez l’humain, en assurant la manufacture fiable d’un produit efficace.
La coordonnatrice investit beaucoup de cœur dans cette aventure entrepreneuriale, promise à améliorer la vie de nombreuses personnes. Avec l’aide du Dr Pierre Savard, qui se joint à l’équipe pour établir la recette de fabrication du produit, elle veille notamment au contrôle de la qualité et au respect des normes. Elle apprend ainsi à documenter les travaux selon les bonnes pratiques de laboratoire. Chaque expérience est précédée par la rédaction d’un protocole détaillé, dûment approuvé, et d’une simulation pour éliminer les anicroches. Chaque problème qui surgit génère un amendement ou un rapport de déviation. « Nous formons nos membres à consulter ces documents pour éviter de répéter les mêmes erreurs. Cette discipline maximise l’utilisation des fonds de recherche », explique la lauréate. Folia Biotech réussit ainsi à implanter des processus fiables menant à des résultats reproductibles.
En 2010, la technologie est transmise à une entreprise torontoise, Therapure Biopharma, en mesure de la commercialiser. Marilène Bolduc s’envole fréquemment vers la métropole ontarienne et vit pendue à son téléphone. Cette femme ultra organisée, qui commence chaque journée en hiérarchisant ses priorités, s’engage à fond. « J’étais impliquée à un point presque irrationnel! Mais le transfert a été un succès, grâce à toute notre équipe. » Quatre ans plus tard se déroule l’essai clinique du vaccin contre l’influenza à l’action renforcée par PapMV nano.
Une nanoparticule, plusieurs usages
Parallèlement à cette incursion sur le marché, le laboratoire de Denis Leclerc continue ses activités universitaires. Car PapMV nano peut accomplir bien plus que mieux immuniser les gens contre la grippe saisonnière. Par exemple, il sert de base à un vaccin contre la covid testé avec succès sur des animaux. « Nous explorons maintenant ses applications en prévention et en traitement du cancer tout en poursuivant le développement de vaccins », résume la scientifique.
La nanoparticule attire l’attention d’autres chercheurs et chercheuses, qui y consacrent leurs propres études. Deux techniciennes travaillent désormais à produire PapMVnano, déclinable en plusieurs types. Et une professionnelle vaque à une méthode novatrice qui permet d’attacher des fragments de virus à la nanoparticule sans recourir au clonage.
Toute cette activité culmine dans le lancement de la plateforme de biofabrication de vaccins Québec-Leclerc. Fondée en 2023, la structure universitaire met à profit des dizaines d’appareils de haute performance acquis à l’aide de la Fondation canadienne pour l’innovation. Désormais, l’équipe peut non seulement créer et analyser ses propres vaccins, mais aussi offrir cette chance à ses homologues. D’abord dans son institution, puis, un jour, dans la province. « Un de nos rêves est que le Québec devienne autonome en production de vaccins. C’est pour participer à l’atteinte de cet objectif qu’on partage notre savoir et nos technologies », précise la codirectrice de l’initiative, qui a beaucoup contribué à sa mise sur pied.
Au laboratoire : rigueur et bonne humeur
Aujourd’hui, Marilène Bolduc aide à coordonner les travaux des membres de son équipe et des nombreux autres chercheurs et chercheuses qui utilisent PapMV nano. Elle gère les budgets des projets de recherches, écrit et révise des protocoles, exécute des analyses de laboratoires. Auprès de ses collègues, elle continue à promouvoir des méthodes de documentation perfectionnées. Elle incite aussi à inclure dans les propositions d’expérience un calendrier et des objectifs précis. « En recherche, il est facile de se décourager quand les résultats ne sont pas au rendez-vous. Un plan clair aide à rester motivé dans les moments creux », explique-t-elle.
Faire progresser le savoir, d’accord. Mais jamais aux dépens du bien-être des gens. « En science comme en sport, toute grande réussite naît d’un travail d’équipe. L’entraide est cruciale », poursuit cette humaniste. Bien sûr, contrôler la qualité dans un laboratoire exige rigueur et tact. Exiger la reprise d’une tâche peut causer des frictions… La coordonnatrice est néanmoins réputée pour sa générosité. Pousser les jeunes à mener des recherches exemplaires tout en préservant leur équilibre personnel, voilà sa mission.
Hors du bureau, la professionnelle s’adonne au yoga et au jogging. Elle accompagne aussi sa mère à titre de proche aidante. « J’inscris tout dans mon calendrier, même mes moments de relaxation. Il faut apprendre à s’accorder du temps pour soi », affirme cette femme bien occupée, qui partage sa vie avec son conjoint et leur fils de 18 ans.
De sa carrière, Marilène Bolduc est fière d’une chose en particulier : c’est d’avoir su se développer à la hauteur des exigences du quotidien. Planifier des projets, résoudre des problèmes, transiger avec une foule de gens, médier des conflits… Cette diversité de tâches représente toute une école. Deux décennies plus tard, la lauréate a toujours la piqûre de son métier. « Mon travail de professionnelle de recherche a nourri toutes les facettes de ma vie, médite-t-elle. Je pense être devenue une meilleure personne grâce à lui. »
Au sujet de ce prix
Les Prix d’excellence des professionnels et professionnelles de recherche mettent en lumière l’apport crucial de ce personnel à l’avancement du savoir et à l’innovation au Québec. Ils ont été créés en 2016 par la FPPU et deux autres syndicats avec le soutien des Fonds de recherche du Québec. Trois bourses de 2500 $, 1500 $ et 1000 $ sont attribuées dans chaque catégorie : Nature et technologies, Santé ainsi que Société et culture.
Photo : Marilène Bolduc, 3e place dans la catégorie Santé aux Prix d’excellence des professionnels et professionnelles de recherche 2024. / source collection personnelle
Bourse FPPU/SPP-UQAC 2024
Pascale Houde
Université du Québec à Chicoutimi
Bachelière en psychologie, Pascale Houde ne cache pas son intérêt pour la santé mentale — l’un des grands enjeux sociaux du siècle. En peu d’années, elle a cumulé plusieurs expériences bénévoles auprès d’organismes qui allègent la détresse et encouragent le bien-être. Pour sa contribution à l’équilibre collectif, elle reçoit la bourse FPPU/SPP-UQAC pour une deuxième fois — la lauréate de 2024 avait aussi remporté la distinction en 2023. « Une motivation supplémentaire pour continuer à m’impliquer dans ma communauté », réagissait-elle l’an dernier dans son message de remerciement.
À l’Université du Québec à Chicoutimi, où elle poursuit ses études au doctorat en neuropsychologie, la jeune femme s’est perfectionnée en soutien moral en offrant des périodes d’écoute à la population étudiante avec les « Pairs aidants » de son programme. Elle a aussi contribué au réseau des Sentinelles, qui contribue à la prévention du suicide, et au Comité étudiant d’actions bienveillantes. Hors du campus, elle a participé à un projet de vulgarisation scientifique sur les séquelles du cancer, mené par l’organisme caritatif Du fjord au lac. Enfin, elle a donné de son temps à la ligne de secours Tel-Aide Saguenay–Lac-Saint-Jean.
« J’offre une écoute empathique, chaleureuse et sans jugement », décrit-elle. C’est bien parti pour une carrière en psychologie, domaine où il manque cruellement de personnel ces années-ci!
Au sujet de ce prix
La Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU) octroie chaque année des bourses d’excellence à des étudiants et étudiantes d’exception. Chaque syndicat affilié attribue le prix dans son établissement en suivant les critères de son choix. Le Syndicat des professionnelles et professionnels de l’Université du Québec à Chicoutimi (SPP-UQAC) remet deux enveloppes de 2000 $ à des personnes qui s’engagent pour le bien de la société. L’une va au 1er cycle; l’autre, au 2e ou 3e cycle.
Photo : Pascale Houde, lauréate du prix FPPU/SPP-UQAC 2024, en compagnie de Manon Bouchard, présidente du syndicat saguenéen. / source UQAC
Bourse FPPU/SPP-UQAC 2024
Laurence Gagnon
Université du Québec à Chicoutimi
Laurence Gagnon n’est pas passée inaperçue pendant ses études en biologie à l’Université du Québec à Chicoutimi. Son influence positive dans sa communauté lui a même valu la Médaille du lieutenant-gouverneur pour la jeunesse en 2022.
La titulaire d’une maîtrise en sciences cliniques et biomédicales s’engage depuis trois ans pour Parlons sciences, organisation canadienne qui promeut les carrières dans ce domaine. Entre autres réalisations bénévoles, elle a animé une activité sur les catastrophes naturelles pour des élèves du primaire en difficulté. Elle a aussi assuré les communications du comité étudiant du Centre intersectoriel en santé durable.
Sur le plan universitaire, l’ancienne assistante de recherche au laboratoire Genopop s’est notamment penchée sur les mécanismes génétiques associés à l’épilepsie en tenant compte de l’effet fondateur québécois. Fraîchement diplômée au 2e cycle, elle coordonne depuis peu le nouvel écosystème numérique DESIIR : Données environnementales et de santé intégrées pour une infrastructure de recherche. Cette initiative prometteuse vise à regrouper les informations recueillies au Saguenay–Lac-Saint-Jean dans divers champs du savoir pour faciliter les travaux en santé durable.
Ce parcours remarquable vaut à Laurence Gagnon le prix FPPU/SPP-UQAC, catégorie 2e ou 3e cycle, en 2024. Nos meilleurs vœux de succès dans sa jeune carrière!
Au sujet de ce prix
La Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU) octroie chaque année des bourses d’excellence à des étudiants et étudiantes d’exception. Chaque syndicat affilié attribue le prix dans son établissement en suivant les critères de son choix. Le Syndicat des professionnelles et professionnels de l’Université du Québec à Chicoutimi (SPP-UQAC) remet deux enveloppes de 2000 $ à des personnes qui s’engagent pour le bien de la société. L’une va au 1er cycle; l’autre, au 2e ou 3e cycle.
Photo : Laurence Gagnon, lauréate du prix FPPU/SPP-UQAC 2024. / source UQAC