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Tous les lauréats des

BOURSES FPPU

 

Bourse FPPU/SPPUQAT 2023

Nadia Yahia

Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

 

En 2011, à peine un an après son arrivée au Québec, Nadia Yahia a commencé à s’engager dans l’organisme de participation des parents à l’école que fréquentaient ses filles. Elle continue aujourd’hui à promouvoir la réussite scolaire en tant que mère, mais aussi en tant qu’étudiante! À la dernière année du baccalauréat en travail social, sa moyenne cumulative avoisine la note A. Si bien que la Québécoise d’adoption a reçu une bourse d’initiation du Fonds de recherche du Québec — Société et culture pour développer ses compétences en vue de la maîtrise.

 

« Je n’ai pas réussi au détriment de mon engagement social. Au contraire, il est important pour moi de soutenir les étudiants et étudiantes que je côtoie », précise-t-elle avec fierté dans sa lettre de candidature. En plus de suivre la formation pour devenir mentore et de donner des ateliers, elle s’investit dans le comité socioculturel du campus de Val-d’Or.

 

En mars 2021, dans le cadre d’un cours, elle a lancé avec trois collègues de classe un 5 à 7 virtuel sur le thème de la cohabitation sociale. L’initiative a permis à des membres de la communauté — élus, commerçants, policiers… — d’échanger dans une ambiance détendue sur les façons de mieux soutenir les personnes en situation d’itinérance.

 

Dans son mémoire de maîtrise, l’étudiante se penchera sur un autre sujet capital pour la société : les causes et conséquences du travail salarié chez les enfants de moins de 15 ans. Notre fédération est honorée d’appuyer ce remarquable parcours en attribuant à Nadia Yahia la bourse FPPU/SPPUQAT de deuxième cycle en 2023.

 

Au sujet de ce prix

La Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU) octroie chaque année des bourses d’excellence à des étudiants et étudiantes d’exception. Chaque syndicat affilié attribue le prix dans son établissement en suivant les critères de son choix. Le Syndicat du personnel professionnel de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (SPPUQAT) remet deux enveloppes de 1500 $ pour engagement universitaire ou communautaire. L’une est réservée au premier cycle, l’autre au deuxième ou troisième.

 

Photo : Nadia Yahia, lauréate du prix FPPU/SPPUQAT 2023. / source UQAT

 

Bourse FPPU/SPPUQAT 2023

Francis Germain

Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

 

Originaire de la ville industrielle Lebel-sur-Quévillon, dans le Nord-du-Québec, Francis Germain est fasciné depuis son enfance par le fonctionnement des machines. Au moment de s’inscrire aux études supérieures, il choisit néanmoins le droit. Il entre au barreau en 2015, puis établit sa pratique à Val-d’Or. Son quotidien se compose d’affaires touchant notamment les infractions criminelles ou l’accès aux services médicaux et sociaux. Mais le cœur a ses raisons que la raison ignore… Quelques années plus tard, l’avocat s’inscrit au baccalauréat en génie électromécanique à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

 

Changer de cap n’a pas été simple. « J’ai travaillé dur afin de maintenir une moyenne élevée malgré les difficultés inhérentes à un retour sur les bancs d’école après plusieurs années sur le marché du travail », écrit le bachelier dans sa candidature au prix. Mais quelle récompense! Son nouveau parcours comble ses intérêts scientifiques. L’aspirant ingénieur a pu se pencher sur des systèmes réels aussi considérables que l’alimentation en air comprimé d’une centrale hydroélectrique et le traitement des eaux d’un site minier.

 

Ce membre de longue date du club Kinsmen de Val-d’Or s’investit à fond dans la communauté universitaire. Il sert notamment la Société des étudiants et étudiantes en génie de l’Abitibi-Témiscamingue, qu’il présidera l’an prochain, ainsi que le comité socioculturel de son établissement.

 

Aujourd’hui, Francis Germain envisage avec enthousiasme « une carrière passionnante et riche en défis dans un domaine en constante évolution ». Pour sa détermination et son dynamisme exemplaires, il remporte la bourse FPPU/SPPUQAT réservée au premier cycle en 2023.

 

Au sujet de ce prix

La Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU) octroie chaque année des bourses d’excellence à des étudiants et étudiantes d’exception. Chaque syndicat affilié attribue le prix dans son établissement en suivant les critères de son choix. Le Syndicat du personnel professionnel de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (SPPUQAT) remet deux enveloppes de 1500 $ pour engagement universitaire ou communautaire. L’une est réservée au premier cycle, l’autre au deuxième ou troisième.

 

Photo : Francis Germain, lauréat du prix FPPU/SPPUQAT 2023. / source UQAT

 

Bourse Expo-sciences 2023

Jasmin Pelletier

École secondaire de l’Odyssée (Saguenay–Lac-Saint-Jean)

 

Jasmin Pelletier a tiré de sa présence aux Expo-sciences son propre sujet de recherche! Après cinq années d’expérience au concours, il a remarqué que les personnes sélectionnées pour la finale avaient des points en commun. Et s’est demandé jusqu’à quel point les jeunes peuvent compter sur l’égalité des chances en s’inscrivant au populaire rendez-vous scientifique.

 

Pour vérifier son intuition, l’étudiant de cinquième secondaire a distribué un questionnaire en ligne à des gens ayant pris part à l’événement en 2019, 2021 et 2022. Il a d’abord sondé 70 lauréats et lauréates qui avaient accédé à la finale québécoise. Puis, à titre de groupe témoin, 160 élèves qui avaient participé à l’Expo-sciences du Saguenay—Lac-Saint-Jean.

 

Selon son enquête, les jeunes qui excellent au concours se distinguent de leurs pairs sur divers plans. Certaines caractéristiques semblent effectivement corrélées au succès. Vous avez plus de chances de briller si vos parents — en particulier votre mère — détiennent un diplôme universitaire. Même chose si vous réussissez bien à l’école : 50 % des gagnants et gagnantes rapportent une moyenne au-dessus de 90 %. Détail intéressant, les élèves qui charment le jury tendent nettement plus à solliciter l’aide d’un mentor, d’un chercheur ou d’un enseignant. Sur le plan personnel, ces bonnes têtes expriment plus d’amour pour la science et l’apprentissage, plus de confiance en soi et plus de motivation pour leur projet. La totalité se destinent d’ailleurs à des études universitaires.

 

Comment assurer une plus grande égalité des chances au concours? Les ados qui ont répondu au sondage ont suggéré diverses mesures. Parmi leurs recommandations, on note de limiter l’impact du budget de recherche et de publiciser davantage l’événement auprès des groupes sous-représentés au tableau des victoires.

 

Pour mener à bien cette remarquable recherche, Jasmin Pelletier a lui-même sollicité l’aide de quatre mentores et conseillères. Le résultat lui vaut, en plus de la bourse FPPU réservée aux sciences humaines, le prix décerné par le cabinet d’avocats Fasken. Mieux encore : un billet pour la finale canadienne du concours, qui se tient à Edmonton du 14 au 19 mai. Nous lui souhaitons la meilleure des chances!

 

NOUVELLE DE DERNIÈRE HEURE : Jasmin Pelletier s’est illustré au Canada-Wide Science Fair en remportant un Prix d’excellence — médaille d’or dans la catégorie Sénior. Pas moins de sept universités canadiennes lui ont aussi décerné une bourse de début d’études. Toutes nos félicitations !

 

Au sujet de ce prix

La Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU) soutient Expo-sciences en accordant des prix à des chercheurs et chercheuses en herbe. Elle décerne trois bourses de 500 $, dont une en sciences humaines et sociales, lors de la finale québécoise du concours. Elle remet aussi deux bourses de 250 $ à des jeunes qui participent au programme Science et mentorat.

 

Jasmin Pelletier, lauréat de la bourse décernée par la FPPU à un projet en sciences humaines aux Expo-sciences 2023. / photo Réseau Technoscience

 

Bourse Expo-sciences 2023

Katarina Bunakova et Yu Ran Wang

Marianopolis College (Montréal)

 

Pour les personnes qui vivent avec un handicap physique, porter une prothèse bien pensée peut rehausser de beaucoup la qualité de vie. Malheureusement, les membres artificiels sont souvent lourds et très chers en raison de leurs nombreuses composantes électriques. Et s’il était possible de les rendre plus légers et confortables tout en abaissant leur coût de production?

 

Deux collégiennes montréalaises, Katarina Bunakova et Yu Ran Wang, ont testé cette idée. Après une recherche approfondie et de savants calculs, elles ont fabriqué une prothèse munie de dispositifs flexibles (compliant mecanisms). Cette approche permet de reproduire avec souplesse les mouvements des muscles et des jointures. Le prototype en polymère plastique peut ainsi exécuter diverses flexions du genou, de la cheville et du pied. Ces mouvements, dont les jeunes scientifiques ont mesuré l’amplitude, suffisent pour l’instant à mener une activité quotidienne telle que marcher. Éventuellement, une version perfectionnée du modèle pourrait être réalisée en aluminium par impression 3D. Ce mode de fabrication la rendrait accessible à une fraction du prix des produits actuellement offerts sur le marché.

 

Katarina et Yu Ran estiment que leur idée a du potentiel pour accroître la qualité de vie des personnes amputées, qui seraient environ 650 millions sur la planète. Leur réalisation leur vaut l’une des bourses d’excellence remises par la FPPU à la finale québécoise des Expo-sciences 2023. Comme l’affirme le titre de leur présentation : It’s Going TiBia OK!

 

Au sujet de ce prix

La Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU) soutient Expo-sciences en accordant des prix à des chercheurs et chercheuses en herbe. Elle décerne trois bourses de 500 $, dont une en sciences humaines et sociales, lors de la finale québécoise du concours. Elle remet aussi deux bourses de 250 $ à des jeunes qui participent au programme Science et mentorat.

 

Katarina Bunakova et Yu Ran Wang, boursières de la FPPU aux Expo-sciences 2023. / photo Réseau Technoscience