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Tous les lauréats des

BOURSES FPPU

 

Prix des professionnels de recherche 2020

Plus de 500 personnes! C’est le nombre de chercheurs, stagiaires et postdoctorants que Julie-Christine Lévesque a initiés au maniement de microscopes de pointe au cours de sa carrière. Depuis 2009, la professionnelle coordonne la plateforme de bio-imagerie du Centre de recherche en infectiologie, à Québec. De nombreuses équipes scientifiques fréquentent ce lieu pour faire avancer leurs travaux dans diverses disciplines. La coordonnatrice les aide à faire bon usage des 10 appareils ultrasophistiqués placés sous sa supervision. Autant de raisons qui justifient sa victoire aux Prix d’excellence des professionnels de recherche 2020, où elle remporte la troisième place dans la catégorie Santé.

Au quotidien, la lauréate assiste les gens dans l’élaboration de leur protocole expérimental, la manipulation des appareils et l’analyse des résultats obtenus. « Ainsi, tout utilisateur, peu importe son niveau de connaissances, peut avoir accès à des équipements à la fine pointe de la technologie et à un soutien continu. Il est primordial pour moi d’offrir une formation personnalisée permettant aux clients de la plateforme de tirer pleinement avantage de l’utilisation des appareils, mais aussi d’assurer le maintien du bon état des équipements », explique-t-elle dans son dossier de candidature au concours.

La titulaire d’une maîtrise en neurosciences se distingue par son esprit d’innovation. « Elle s’adonne activement à la lecture et à la recherche de nouvelles méthodes et technologies pour qu’elle puisse elle-même développer de nouvelles approches en imagerie », précise la professeure-chercheuse Sachiko Sato, directrice de la plateforme. La professionnelle a mis au point de nouvelles approches pour améliorer l’imagerie de cellules vivantes et la visualisation de nanoparticules, entre autres. Son expertise est d’ailleurs mentionnée dans plusieurs dizaines d’articles scientifiques.

Passionnée par sa profession, l’employée primée participe fréquemment à des événements carrière ou des ateliers de démonstration pour les jeunes. Elle agit en tant que juge bénévole aux Expo-Sciences régionales depuis 15 ans. En outre, elle a montré les beautés du microscope à fluorescence à plus 5000 élèves de secondaire dans le cadre du programme Chercheur-e d’un jour (auquel participe aussi son collègue Jean-Luc Simard, Prix d’excellence des professionnels de recherche en 2018). Plusieurs de ces jeunes poursuivent aujourd’hui une carrière en science.

Quand elle ne travaille pas, Julie-Christine Lévesque aime s’adonner à la natation, au tricot et à la… calligraphie japonaise. Un éventail d’activités qui démontre bien sa nature curieuse!

 

Au sujet de ce prix

Les Prix d’excellence des professionnels de recherche mettent en lumière l’apport crucial des professionnels à l’avancement du savoir et à l’innovation au Québec. Ils ont été créés en 2016 par la FPPU et deux autres syndicats avec le soutien des Fonds de recherche du Québec. Trois bourses de 2500 $, 1500 $ et 1000 $ sont attribuées dans chaque catégorie : Nature et technologies, Santé ainsi que Société et culture.

 

Photo : Julie-Christine Lévesque, troisième place dans la catégorie Santé aux Prix d’excellence des professionnels de recherche 2020 / source collection personnelle

 

Bourse FPPU/APAPUM 2019

Isabelle Deschênes

Université de Moncton

La carrière en enseignement, c’est taillé sur mesure pour Isabelle Deschênes, finissante du baccalauréat en éducation primaire! En travaillant dans des garderies, elle découvre son intérêt pour le développement et l’apprentissage des jeunes enfants. Elle s’inscrit donc à l’Université de Moncton en 2015. Durant ses études, la jeune femme acquiert une expérience pratique en participant au programme de sensibilisation Eurêka!; sous la supervision de la Faculté d’ingénierie, elle visite des écoles pour réaliser des activités scientifiques avec des jeunes filles de 8 à 12 ans. Elle accompagne aussi un enfant à besoins spéciaux grâce à un service dirigé par le Centre de bénévolat du sud-est du Nouveau-Brunswick. La famille du petit n’a que des bons mots pour son engagement, qui se poursuit. L’APAPUM souhaite à Isabelle Deschênes tout le meilleur pour ses débuts comme enseignante à l’école Notre-Dame.

 

Au sujet de ce prix

La Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU) octroie chaque année des bourses d’excellence à des étudiants d’exception. Chaque syndicat affilié attribue le prix dans son établissement en suivant les critères de son choix. L’Association du personnel administratif et professionnel de l’Université de Moncton (APAPUM) remet 2000 $ à un enfant d’un de ses membres qui obtient dans ses études une moyenne minimale de 3.00 et s’engage dans sa communauté.

 

La lauréate Isabelle Deschênes reçoit sa bourse de Claude Fortin, vice-présidente de la FPPU, et Mikaël Doucet, président de l’APAPUM, le 18 décembre dernier. / photo APAPUM

 

Prix des professionnels de recherche 2019

Maude Boutet

Université du Québec à Trois-Rivières

La décision du gouvernement Legault d’implanter la maternelle 4 ans favorisera-t-elle le dépistage des difficultés de développement des enfants du Québec? Oui, en partie, mais la vigilance est de mise dès l’entrée en garderie. Avec les outils appropriés, les éducatrices peuvent aider à repérer les tout-petits nécessitant une évaluation menant à des services spécialisés. Voilà ce qu’on peut lire dans un article d’opinion cosigné par Maude Boutet dans Le Nouvelliste en février 2019.

C’est justement pour son travail de diffusion de l’information et de coordination de la recherche que la jeune femme a remporté une première place aux Prix d’excellence des professionnels de recherche 2019 (catégorie Société et culture). La détentrice d’une maîtrise en psychoéducation est employée à la Chaire UNESCO en dépistage et évaluation du développement des jeunes enfants, dirigée par Carmen Dionne, professeure de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Depuis 10 ans, elle appuie une équipe qui étudie l’intervention précoce auprès des enfants qui font face à des défis en tout genre, comme une déficience intellectuelle, un trouble du spectre de l’autisme ou des difficultés de comportement.

Entre autres, cette employée d’exception coordonne les activités du projet Ensemble pour des milieux de garde inclusifs, qui regroupe 19 organismes partenaires. Le groupe s’est d’ailleurs réuni à Trois-Rivières en octobre 2018 pour un symposium provincial, donnant lieu à des synthèses qu’elle a contribué à rédiger. Dans ce réseau, elle côtoie des chercheurs, mais aussi des intervenants et gestionnaires du milieu de l’éducation, des fonctionnaires de ministères, des représentants de divers organismes et des étudiants. « La connaissance de ces milieux s’est avérée d’une grande richesse pour proposer des interventions adaptées à leur contexte dans le cadre des recherches auxquelles je participe », affirme cette joueuse d’équipe.

Au quotidien, elle soutient les activités des 11 chercheurs internationaux de la Chaire UNESCO. Elle réalise des entretiens avec des familles et des intervenants, analyse des données et rédige des résultats de recherche. Elle accompagne aussi les étudiants, transmettant avec plaisir ses habiletés en analyse qualitative et quantitative et en réseautage avec le milieu. Une vingtaine de jeunes ont déjà profité de son appui.

Mais cette auteure de plusieurs articles scientifiques aime avant tout contribuer à diffuser les connaissances. Pour en savoir plus sur son travail, visitez les sites qu’elle a mis en ligne sur le partenariat inclusif et la Chaire UNESCO.

 

Au sujet de ce prix

Les Prix d’excellence des professionnels de recherche mettent en lumière l’apport crucial des professionnels à l’avancement du savoir et à l’innovation au Québec. Ils ont été créés en 2016 par la FPPU et deux autres syndicats avec le soutien des Fonds de recherche du Québec. Trois bourses de 2500 $, 1500 $ et 1000 $ sont attribuées dans chaque catégorie : Nature et technologies, Santé ainsi que Société et culture.

 

Maude Boutet, première place dans la catégorie Société et culture aux Prix d’excellence des professionnels de recherche 2019 / source FRQ

 

Prix des professionnels de recherche 2019

Olivier Gauron

Université de Sherbrooke

Olivier Gauron est trop occupé pour lire ces lignes aujourd’hui. En effet, c’est la journée de clôture de la 12e Conférence canadienne du génie parasismique, grand événement dont il est le coorganisateur. La rencontre a réuni à Québec, du 17 au 20 juin, quelque 500 spécialistes de son domaine. Rien de moins!

Le professionnel au Centre de recherche en génie parasismique et en dynamique des structures, à l’Université de Sherbrooke, a parcouru tout un chemin depuis qu’il a reçu son diplôme d’ingénieur mécanique de l’École centrale de Lyon, en 2005. Il a atterri dans la municipalité estrienne pour y étudier le génie civil parasismique auprès de Patrick Paultre, professeur renommé qui recevra en 2015 un Prix du Québec pour sa contribution à la société. Il n’est jamais reparti.

Depuis qu’il a terminé sa maîtrise, en 2009, il met sa double formation en génie civil et mécanique au service de son équipe. Comprendre comment la structure d’un pont ou d’un bâtiment en béton ou en acier réagit aux secousses des tremblements de terre? Détecter à distance des dommages structuraux par mesures de vibration? C’est le genre de mission qui le passionne. À titre d’exemple, il a contribué à l’obtention d’une subvention majeure pour développer un outil capable de diagnostiquer en temps réel des atteintes à la structure d’un pont grâce à un réseau de capteurs intelligents. Il participe actuellement à développer une plateforme interactive pour la télésurveillance de ces ouvrages publics par le ministère des Transports. De projet en projet, il a développé une expertise qui en a fait un réviseur sollicité par plusieurs revues scientifiques.

Olivier Gauron coordonne aussi le Centre d’étude interuniversitaire des structures sous charges extrêmes, qui regroupe 29 chercheurs de six universités. Grâce à sa maîtrise des méthodes expérimentales, il peut assister de nombreux experts dans le maniement des appareils de pointe du laboratoire de structures, l’un des plus imposants au Canada. Il organise aussi le colloque annuel du Centre. Sous sa gouverne, l’événement a doublé le nombre de ses participants, attirant même des membres de l’industrie.

Doué pour tourner de façon convaincante des demandes de financement, il a participé à l’obtention de 17 subventions totalisant plus de 5 millions de dollars. Il y voit l’un de ses accomplissements les plus importants. « Ces fonds ont permis d’assurer les bourses de nombreux étudiants impliqués dans les projets, mais surtout de maintenir à l’emploi plusieurs professionnels et techniciens hautement qualifiés », explique-t-il. On comprend sa victoire aux Prix d’excellence des professionnels de recherche 2019, où il remporte la troisième place dans la catégorie Nature et technologies.

 

Au sujet de ce prix

Les Prix d’excellence des professionnels de recherche mettent en lumière l’apport crucial des professionnels à l’avancement du savoir et à l’innovation au Québec. Ils ont été créés en 2016 par la FPPU et deux autres syndicats avec le soutien des Fonds de recherche du Québec. Trois bourses de 2500 $, 1500 $ et 1000 $ sont attribuées dans chaque catégorie : Nature et technologies, Santé ainsi que Société et culture.

 

Olivier Gauron, troisième place dans la catégorie Nature et technologies aux Prix d’excellence des professionnels de recherche 2019 / source FRQ