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Tous les lauréats des

BOURSES FPPU

 

Prix des professionnels de recherche 2019

Olivier Gauron

Université de Sherbrooke

Olivier Gauron est trop occupé pour lire ces lignes aujourd’hui. En effet, c’est la journée de clôture de la 12e Conférence canadienne du génie parasismique, grand événement dont il est le coorganisateur. La rencontre a réuni à Québec, du 17 au 20 juin, quelque 500 spécialistes de son domaine. Rien de moins!

Le professionnel au Centre de recherche en génie parasismique et en dynamique des structures, à l’Université de Sherbrooke, a parcouru tout un chemin depuis qu’il a reçu son diplôme d’ingénieur mécanique de l’École centrale de Lyon, en 2005. Il a atterri dans la municipalité estrienne pour y étudier le génie civil parasismique auprès de Patrick Paultre, professeur renommé qui recevra en 2015 un Prix du Québec pour sa contribution à la société. Il n’est jamais reparti.

Depuis qu’il a terminé sa maîtrise, en 2009, il met sa double formation en génie civil et mécanique au service de son équipe. Comprendre comment la structure d’un pont ou d’un bâtiment en béton ou en acier réagit aux secousses des tremblements de terre? Détecter à distance des dommages structuraux par mesures de vibration? C’est le genre de mission qui le passionne. À titre d’exemple, il a contribué à l’obtention d’une subvention majeure pour développer un outil capable de diagnostiquer en temps réel des atteintes à la structure d’un pont grâce à un réseau de capteurs intelligents. Il participe actuellement à développer une plateforme interactive pour la télésurveillance de ces ouvrages publics par le ministère des Transports. De projet en projet, il a développé une expertise qui en a fait un réviseur sollicité par plusieurs revues scientifiques.

Olivier Gauron coordonne aussi le Centre d’étude interuniversitaire des structures sous charges extrêmes, qui regroupe 29 chercheurs de six universités. Grâce à sa maîtrise des méthodes expérimentales, il peut assister de nombreux experts dans le maniement des appareils de pointe du laboratoire de structures, l’un des plus imposants au Canada. Il organise aussi le colloque annuel du Centre. Sous sa gouverne, l’événement a doublé le nombre de ses participants, attirant même des membres de l’industrie.

Doué pour tourner de façon convaincante des demandes de financement, il a participé à l’obtention de 17 subventions totalisant plus de 5 millions de dollars. Il y voit l’un de ses accomplissements les plus importants. « Ces fonds ont permis d’assurer les bourses de nombreux étudiants impliqués dans les projets, mais surtout de maintenir à l’emploi plusieurs professionnels et techniciens hautement qualifiés », explique-t-il. On comprend sa victoire aux Prix d’excellence des professionnels de recherche 2019, où il remporte la troisième place dans la catégorie Nature et technologies.

 

Au sujet de ce prix

Les Prix d’excellence des professionnels de recherche mettent en lumière l’apport crucial des professionnels à l’avancement du savoir et à l’innovation au Québec. Ils ont été créés en 2016 par la FPPU et deux autres syndicats avec le soutien des Fonds de recherche du Québec. Trois bourses de 2500 $, 1500 $ et 1000 $ sont attribuées dans chaque catégorie : Nature et technologies, Santé ainsi que Société et culture.

 

Olivier Gauron, troisième place dans la catégorie Nature et technologies aux Prix d’excellence des professionnels de recherche 2019 / source FRQ

 

Bourse Expo-sciences 2019

Antony Lapierre et Emmeraude Tanguay

Cégep de Baie-Comeau (Côte-Nord)

Au Québec, 60 % des élèves de cinquième année estiment souffrir d’anxiété chronique. Une véritable épidémie ! Deux étudiants du cégep de Baie-Comeau, Antony Lapierre et Emmeraude Tanguay, ont mené un projet inspirant pour tenter de réduire les émotions négatives liées à la scolarisation. Pendant six semaines, ils ont visité deux classes de cinquième année. Ils ont proposé aux jeunes des projets éducatifs et de l’apprentissage actif, en réduisant les exercices conventionnels et les évaluations sur papier. Ils accordaient aussi la possibilité de bouger en classe. Les élèves ont rempli un questionnaire sur les émotions qu’ils rattachent à l’école, au début et à la fin du projet. Résultat : ils ont rapporté une hausse notable de leur niveau d’intérêt, variable selon le groupe où ils étaient classés (33 % pour les « peu motivés », 11 % pour les « très anxieux » et 3 % pour les « très motivés »). Cette amélioration était trois fois plus marquée chez les garçons que chez les filles. Par ailleurs, le niveau d’anxiété a diminué de façon nette : 22 % chez les « peu motivés », 37 % chez les « très motivés », et 47 % chez les « très anxieux ». Les élèves ont aussi porté un bracelet enregistrant leurs pulsations cardiaques. Leur fréquence s’est avérée plus élevée lorsqu’ils passaient un examen (en position assise) que lorsqu’ils réalisaient une activité pédagogique évaluée (en mouvement), ce qui montre bien l’effet du stress. Les jeunes auteurs en tirent la conclusion que les projets pédagogiques peuvent réduire la démotivation et l’anxiété vécues à l’école, augmentant du coup la rétention de l’information et la probabilité d’obtenir son diplôme. Cette étude soignée leur a valu le prix spécial de la FPPU pour les recherches Expo-sciences menées dans une discipline humaine et sociale.

 

Au sujet de ce prix

La Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU) soutient Expo-sciences en accordant des prix à des chercheurs en herbe. Elle décerne trois bourses de 500 $, dont une en sciences humaines et sociales, lors de la finale québécoise du concours. Elle remet aussi deux bourses de 250 $ à des exposants du programme Science et mentorat.

 

Les lauréats Antony Lapierre et Emmeraude Tanguay posent en compagnie de Claude Fortin, vice-présidente de la FPPU. / photo Réseau Technoscience

 

 

Bourse Expo-sciences 2019

Anaïs Blais

École secondaire Paul-Le Jeune (Mauricie)

Les médias rapportent régulièrement des cas d’aliments qui ont dû être retirés du marché pour cause de contamination par des bactéries nocives, comme la salmonelle ou E. coli. Dans ce contexte, quelle serait la meilleure façon de laver ses légumes avant de les consommer ? Anaïs Blais, étudiante de secondaire vivant en Mauricie, a voulu en avoir le cœur net. Elle a donc acheté un assortiment de brocoli, chou-fleur, concombre et mini carottes. Après avoir prélevé des échantillons à la surface des légumes, elle a déposé les bactéries sur un gel nutritif pour leur permettre de croître. Elle a ensuite répété la procédure après avoir soumis les morceaux de légumes à trois méthodes de lavage : eau courante, 1 litre d’eau additionné de 300 ml de vinaigre blanc 5 %, ou 250 ml d’eau avec 15 ml de jus de citron et 30 ml de bicarbonate de soude. Résultat : la solution vinaigrée était de loin la plus performante, enrayant même la totalité des bactéries sur le brocoli et le chou-fleur. La jeune femme en conclut qu’il est essentiel de bien laver ses légumes, et pas juste de les passer sous le robinet, comme elle le croyait au départ. « En effet, le nombre de bactéries présentes sur chacune des géloses était épatant », confie-t-elle dans son rapport.

 

Au sujet de ce prix

La Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU) soutient Expo-sciences en accordant des prix à des chercheurs en herbe. Elle décerne trois bourses de 500 $, dont une en sciences humaines et sociales, lors de la finale québécoise du concours. Elle remet aussi deux bourses de 250 $ à des exposants du programme Science et mentorat.

 

La lauréate Anaïs Blais pose en compagnie de Claude Fortin, vice-présidente de la FPPU. / photo Réseau Technoscience

 

Bourse Expo-sciences 2019

Soroosh Bagherian

École secondaire Saint-Maxime (Laval)

Faire pousser des légumes en plein hiver au Canada, en utilisant un minimum d’énergie, est-ce possible ? À -30°C, une serre traditionnelle coûte cher à chauffer et à éclairer. Soroosh Bagherian, un étudiant de secondaire vivant à Laval, a cherché à imaginer un système plus performant qui pourrait nourrir la population à moindre coût. Sa vision : un bâtiment enfoncé partiellement dans le sol pour atteindre une température stable autour de 0°C, chauffé par géothermie et panneaux solaires, et doté d’un toit transparent. Pour tester son idée, il a fabriqué un bac isolé doté de tuyaux diffusant la chaleur et surmonté d’une plaque de verre. Malgré quelques variations de température, le cresson planté à l’intérieur a réussi à pousser pendant quelques jours. Le chercheur en herbe estime donc son concept prometteur, quoique cher à implanter. Reste à savoir si les producteurs serricoles du futur voudront y élever des insectes, comme il le suggère, pour obtenir des protéines à la fois écologiques et économiques !

 

Au sujet de ce prix

La Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU) soutient Expo-sciences en accordant des prix à des chercheurs en herbe. Elle décerne trois bourses de 500 $, dont une en sciences humaines et sociales, lors de la finale québécoise du concours. Elle remet aussi deux bourses de 250 $ à des exposants du programme Science et mentorat.

 

Le lauréat Soroosh Bagherian pose en compagnie de Claude Fortin, vice-présidente de la FPPU. / photo Réseau Technoscience