Tous les lauréats des
BOURSES FPPU
Bourse Expo-sciences 2019
Antony Lapierre et Emmeraude Tanguay
Cégep de Baie-Comeau (Côte-Nord)
Au Québec, 60 % des élèves de cinquième année estiment souffrir d’anxiété chronique. Une véritable épidémie ! Deux étudiants du cégep de Baie-Comeau, Antony Lapierre et Emmeraude Tanguay, ont mené un projet inspirant pour tenter de réduire les émotions négatives liées à la scolarisation. Pendant six semaines, ils ont visité deux classes de cinquième année. Ils ont proposé aux jeunes des projets éducatifs et de l’apprentissage actif, en réduisant les exercices conventionnels et les évaluations sur papier. Ils accordaient aussi la possibilité de bouger en classe. Les élèves ont rempli un questionnaire sur les émotions qu’ils rattachent à l’école, au début et à la fin du projet. Résultat : ils ont rapporté une hausse notable de leur niveau d’intérêt, variable selon le groupe où ils étaient classés (33 % pour les « peu motivés », 11 % pour les « très anxieux » et 3 % pour les « très motivés »). Cette amélioration était trois fois plus marquée chez les garçons que chez les filles. Par ailleurs, le niveau d’anxiété a diminué de façon nette : 22 % chez les « peu motivés », 37 % chez les « très motivés », et 47 % chez les « très anxieux ». Les élèves ont aussi porté un bracelet enregistrant leurs pulsations cardiaques. Leur fréquence s’est avérée plus élevée lorsqu’ils passaient un examen (en position assise) que lorsqu’ils réalisaient une activité pédagogique évaluée (en mouvement), ce qui montre bien l’effet du stress. Les jeunes auteurs en tirent la conclusion que les projets pédagogiques peuvent réduire la démotivation et l’anxiété vécues à l’école, augmentant du coup la rétention de l’information et la probabilité d’obtenir son diplôme. Cette étude soignée leur a valu le prix spécial de la FPPU pour les recherches Expo-sciences menées dans une discipline humaine et sociale.
Au sujet de ce prix
La Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU) soutient Expo-sciences en accordant des prix à des chercheurs en herbe. Elle décerne trois bourses de 500 $, dont une en sciences humaines et sociales, lors de la finale québécoise du concours. Elle remet aussi deux bourses de 250 $ à des exposants du programme Science et mentorat.
Les lauréats Antony Lapierre et Emmeraude Tanguay posent en compagnie de Claude Fortin, vice-présidente de la FPPU. / photo Réseau Technoscience
Bourse Expo-sciences 2019
Anaïs Blais
École secondaire Paul-Le Jeune (Mauricie)
Les médias rapportent régulièrement des cas d’aliments qui ont dû être retirés du marché pour cause de contamination par des bactéries nocives, comme la salmonelle ou E. coli. Dans ce contexte, quelle serait la meilleure façon de laver ses légumes avant de les consommer ? Anaïs Blais, étudiante de secondaire vivant en Mauricie, a voulu en avoir le cœur net. Elle a donc acheté un assortiment de brocoli, chou-fleur, concombre et mini carottes. Après avoir prélevé des échantillons à la surface des légumes, elle a déposé les bactéries sur un gel nutritif pour leur permettre de croître. Elle a ensuite répété la procédure après avoir soumis les morceaux de légumes à trois méthodes de lavage : eau courante, 1 litre d’eau additionné de 300 ml de vinaigre blanc 5 %, ou 250 ml d’eau avec 15 ml de jus de citron et 30 ml de bicarbonate de soude. Résultat : la solution vinaigrée était de loin la plus performante, enrayant même la totalité des bactéries sur le brocoli et le chou-fleur. La jeune femme en conclut qu’il est essentiel de bien laver ses légumes, et pas juste de les passer sous le robinet, comme elle le croyait au départ. « En effet, le nombre de bactéries présentes sur chacune des géloses était épatant », confie-t-elle dans son rapport.
Au sujet de ce prix
La Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU) soutient Expo-sciences en accordant des prix à des chercheurs en herbe. Elle décerne trois bourses de 500 $, dont une en sciences humaines et sociales, lors de la finale québécoise du concours. Elle remet aussi deux bourses de 250 $ à des exposants du programme Science et mentorat.
La lauréate Anaïs Blais pose en compagnie de Claude Fortin, vice-présidente de la FPPU. / photo Réseau Technoscience
Bourse Expo-sciences 2019
Soroosh Bagherian
École secondaire Saint-Maxime (Laval)
Faire pousser des légumes en plein hiver au Canada, en utilisant un minimum d’énergie, est-ce possible ? À -30°C, une serre traditionnelle coûte cher à chauffer et à éclairer. Soroosh Bagherian, un étudiant de secondaire vivant à Laval, a cherché à imaginer un système plus performant qui pourrait nourrir la population à moindre coût. Sa vision : un bâtiment enfoncé partiellement dans le sol pour atteindre une température stable autour de 0°C, chauffé par géothermie et panneaux solaires, et doté d’un toit transparent. Pour tester son idée, il a fabriqué un bac isolé doté de tuyaux diffusant la chaleur et surmonté d’une plaque de verre. Malgré quelques variations de température, le cresson planté à l’intérieur a réussi à pousser pendant quelques jours. Le chercheur en herbe estime donc son concept prometteur, quoique cher à implanter. Reste à savoir si les producteurs serricoles du futur voudront y élever des insectes, comme il le suggère, pour obtenir des protéines à la fois écologiques et économiques !
Au sujet de ce prix
La Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU) soutient Expo-sciences en accordant des prix à des chercheurs en herbe. Elle décerne trois bourses de 500 $, dont une en sciences humaines et sociales, lors de la finale québécoise du concours. Elle remet aussi deux bourses de 250 $ à des exposants du programme Science et mentorat.
Le lauréat Soroosh Bagherian pose en compagnie de Claude Fortin, vice-présidente de la FPPU. / photo Réseau Technoscience
Bourse FPPU/APAPUM 2018
Cassie Daigle-Sandell
Université de Moncton
À l’école secondaire L’Odyssée, Cassie Daigle-Sandell a occupé le poste de trésorière au conseil des élèves. Elle a vite compris quel serait son chemin dans la vie : jongler avec les chiffres et les dollars! L’étudiante en administration à l’Université de Moncton a si bien fait qu’elle a remporté la bourse FPPU/APAPUM 2018 pour son engagement dans ses études et sa communauté. Elle attribue sa discipline personnelle au fait qu’elle évolue depuis des années dans une troupe de compétition à l’Académie de ballet classique et de danses modernes. « Ça m’a permis d’apprendre à gérer mon temps ainsi qu’à travailler en équipe pour atteindre un but commun », estime-t-elle. L’activité sportive l’a aussi initiée au bénévolat. Cassie a donné de son temps lors de plusieurs événements tenus au stade de l’Université de Moncton. Après avoir obtenu son diplôme, elle prévoit poursuivre ses études en droit. Nul doute qu’elle y parviendra avec son adresse accoutumée.
Au sujet de ce prix
La Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU) octroie chaque année des bourses d’excellence à des étudiants d’exception. Chaque syndicat affilié attribue le prix dans son établissement en suivant les critères de son choix. L’Association du personnel administratif et professionnel de l’Université de Moncton (APAPUM) remet 2000 $ à un enfant d’un de ses membres qui obtient dans ses études une moyenne minimale de 3.00 et s’engage dans sa communauté.
Claude Fortin, vice-présidente de la FPPU, et Mikaël Doucet, président de l’APAPUM, remettent à Cassie Daigle-Sandell sa bourse d’excellence le 11 décembre dernier. / photo APAPUM