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Tous les lauréats des

BOURSES FPPU

 

Prix des professionnels de recherche 2018

Dominic Létourneau

Université de Sherbrooke

Un fauteuil roulant qui repère les obstacles. Un robot qui aide les patients en réadaptation à recouvrer la mobilité de leurs bras. Une boule électronique utilisée pour diagnostiquer l’autisme chez les enfants… Les projets auxquels Dominic Létourneau participe depuis ses débuts, en 2001, frappent par leur diversité. Au Laboratoire de robotique intelligente IntRoLab, rattaché à l’Université de Sherbrooke, le professionnel de recherche appartient à une équipe scientifique qui cherche à appliquer les nouvelles connaissances dans ce domaine à des projets concrets permettant d’améliorer la vie des gens et la société. Un travail sur mesure pour ce travailleur coopératif et entreprenant.

Dès le départ, sa maîtrise en génie électrique portait sur un sujet inusité : la reconnaissance des symboles par un robot! Les travaux qui ont suivi lui ont permis de démontrer sa polyvalence. « J’ai développé une expertise en conception intégrée pour la robotique et en prototypage rapide qui me donne une vision plus globale et me permet de proposer des avenues novatrices pour résoudre les défis de la recherche », explique-t-il. De la localisation des sons à la vision artificielle, en passant par la navigation en 3D, il a contribué à développer des technologies variées qui ont trouvé de nombreuses applications, notamment en santé. Il a cosigné au passage une soixantaine d’articles de journaux scientifiques ou de conférences.

Reconnu pour son esprit d’équipe, le professionnel excelle à réunir autour d’une même table des spécialistes de diverses disciplines. Il s’est vite rendu indispensable à son professeur-chercheur, François Michaud. « L’expertise unique qu’il a su développer à concilier les défis d’intégration en conception robotique nous a permis de réaliser des systèmes exceptionnels », estime le directeur d’IntRoLab.

Partisan d’un modèle ouvert de diffusion des connaissances, Dominic Létourneau a contribué à concevoir des logiciels et matériels libres. Il plaide pour rendre certains projets disponibles à la communauté sous des licences publiques de type open source. « Ce modèle, maintenant utilisé par plusieurs étudiants du groupe, offre une visibilité mondiale et crée des opportunités importantes de collaboration », affirme-t-il. Une entreprise utilise même une technologie de repérage des sons développée chez IntRoLab pour détecter les drones qui survolent le terrain des prisons!

 

Au sujet de ce prix

Les Prix d’excellence des professionnels de recherche mettent en lumière l’apport crucial des professionnels à l’avancement du savoir et à l’innovation au Québec. Ils ont été créés en 2016 par la FPPU et deux autres syndicats avec le soutien des Fonds de recherche du Québec. Trois bourses de 2500 $, 1500 $ et 1000 $ sont attribuées dans chaque catégorie : Nature et technologies, Santé ainsi que Société et culture.

 

Dominic Létourneau, troisième place dans la catégorie Nature et technologies aux Prix d’excellence des professionnels de recherche 2018 / source FRQ

 

Prix des professionnels de recherche 2018

Jean-Luc Simard

Centre de recherche en infectiologie du CHU de Québec

Depuis que Jean-Luc Simard a pris la tête de « Chercheur-e d’un jour », il y a trois ans, cette initiative jeunesse connaît un succès monstre. Pas moins de 400 élèves du secondaire visitent chaque année le laboratoire où il travaille. Le programme de promotion des carrières scientifiques a récolté près de 125 000 $ en subventions et s’est même retrouvé finaliste à un prix de l’Association pour le développement de la recherche et de l’innovation du Québec! Toute l’affaire est devenue « une merveilleuse aventure dans laquelle je m’investis avec toute l’ardeur et la passion qui me caractérisent », résume le lauréat.

C’est pourquoi cet homme aussi énergique que méthodique a remporté la plus haute distinction dans la catégorie Santé aux Prix d’excellence des professionnels de recherche 2018. Employé depuis 27 ans au Centre de recherche en infectiologie du Centre hospitalier universitaire de Québec — site Université Laval, il détient un certificat en enseignement au secondaire en plus de sa maîtrise en biologie cellulaire et moléculaire. Ce qui explique en partie son succès dans les nombreuses activités de vulgarisation qu’il anime. « Ç’a grandement contribué à parfaire mes aptitudes à communiquer avec un groupe, à vulgariser et à véhiculer l’essentiel d’un sujet », estime-t-il. Pour propager le goût des expériences dans le domaine de la santé et préparer la relève, comptez sur lui! On peut notamment le voir siéger bénévolement au jury de la finale régionale du concours jeunesse Expo-sciences, où il a créé un prix spécial pour les recherches en santé, ou tenir un kiosque grand public au Salon carrière formation de Québec.

Au quotidien, Jean-Luc Simard organise les activités du Centre de recherche en infectiologie, fondé par le professeur Michel G. Bergeron, qui voit en lui « l’un des piliers techniques de notre succès ». Design d’outils moléculaires, programmation de bases de données, fabrication de pièces de plastique par méthode additive, impression de bio-puces à ADN… Son CV est une liste d’opérations complexes, qui s’ajoutent aux innombrables tâches liées au soutien d’une équipe scientifique. Depuis le début de l’année, il travaille notamment à coordonner les efforts de plus de 30 personnes qui élaborent un diagnostic moléculaire rapide pour les infections acquises à l’hôpital. Dans ses temps libres (qui ne doivent pas être bien fréquents!), il aime méditer, randonner dans la nature et rénover des maisons ancestrales. Toutes nos félicitations à ce professionnel exceptionnel!

 

Au sujet de ce prix

Les Prix d’excellence des professionnels de recherche mettent en lumière l’apport crucial des professionnels à l’avancement du savoir et à l’innovation au Québec. Ils ont été créés en 2016 par la FPPU et deux autres syndicats avec le soutien des Fonds de recherche du Québec. Trois bourses de 2500 $, 1500 $ et 1000 $ sont attribuées dans chaque catégorie : Nature et technologies, Santé ainsi que Société et culture.

 

Jean-Luc Simard, première place dans la catégorie Santé aux Prix d’excellence des professionnels de recherche 2018 / source FRQ

 

Bourse Expo-sciences 2018

Félicia Harvey

École secondaire de l’Odyssée (Ville de Québec)

Il y a des bouchées qui refusent de descendre parfois. Et ça n’arrive pas seulement quand le chef s’est planté! Certaines personnes doivent composer avec la dysphagie, un trouble qui rend difficile l’ingestion de certains aliments. Cela affecte notamment les gens atteints de dystrophie musculaire. C’est en pensant à eux que Félicia Harvey, élève de quatrième secondaire à l’école de l’Odyssée, a mené sa recherche « Texture tu me tortures ». Avec l’aide d’une nutritionniste, elle a cherché à vérifier si le degré de gêne à avaler certains mets pourrait être utilisé comme indicateur du stade de dysphagie. Elle a demandé à 12 patients de classer des produits de textures différentes. Ainsi, la purée de pommes de terre a été rangée dans la catégorie « facile »; le fromage en grains, dans la catégorie « moyen »; et le steak, dans la catégorie « difficile ». Les volontaires chez qui la maladie était déclarée depuis peu considéraient plus de vivres comme étant faciles à avaler. Toutefois, certains aliments, comme le poulet cuit et le riz, étaient classés de façon variable, ce qui pourrait éventuellement mener à une méthode pour évaluer la sévérité de la dysphagie. Une mission sur mesure pour Félicia, qui semble bien avoir développé le goût de la recherche!

 

Au sujet de ce prix

La Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU) soutient Expo-sciences en accordant des prix à des chercheurs en herbe. Elle décerne trois bourses de 500 $, dont une en sciences humaines et sociales, lors de la finale québécoise du concours. Elle remet aussi deux bourses de 250 $ à des exposants du programme Science et mentorat.

 

Félicia Harvey, lauréate du prix de la Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche, pose en compagnie de Claude Fortin, vice-présidente de la FPPU. / photo Pascale Gauthier, source Réseau Technoscience

 

Bourse Expo-sciences 2018

Mikael Hainey

École secondaire Liberté-Jeunesse (Sainte-Marthe-sur-le-Lac)

Élève de deuxième secondaire à l’école Liberté-Jeunesse, Mikael Hainey est fasciné par les récentes découvertes qui laissent entrevoir une forme d’intelligence chez les végétaux. On sait aujourd’hui que les plantes peuvent communiquer, se mouvoir et percevoir leur environnement. Mais sont-elles capables d’enregistrer des faits marquants — bref, de développer une sorte de mémoire? L’adolescent a testé l’idée sur une petite sensitive appelée Mimosa pudica, qui a la particularité de se recroqueviller après un choc. Sur une période de cinq semaines, il a soumis 36 spécimens à un effet d’ascenseur (montée et descente rapide du pot) et à une légère secousse. Résultat? La proportion des plantes qui réagissent aux manipulations diminue à chaque semaine; à la cinquième semaine, toutes restent ouvertes. Quand on les vaporise avec de l’eau, il faut seulement trois répétitions pour qu’elles cessent de percevoir ce geste comme une menace. Même si on reprend l’expérience après une semaine de repos, les mimosas pudiques ne réagissent pas, ce qui laisse penser qu’ils ont gardé en mémoire l’information captée précédemment. « Nous sommes bien loin du simple “légume” », conclut avec humour le scientifique en herbe dans son rapport de recherche.

 

Au sujet de ce prix

La Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU) soutient Expo-sciences en accordant des prix à des chercheurs en herbe. Elle décerne trois bourses de 500 $, dont une en sciences humaines et sociales, lors de la finale québécoise du concours. Elle remet aussi deux bourses de 250 $ à des exposants du programme Science et mentorat.

 

Mikael Hainey, lauréat du prix de la Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche, pose en compagnie de Claude Fortin, vice-présidente de la FPPU. / photo Pascale Gauthier, source Réseau Technoscience