Tous les lauréats des
BOURSES FPPU
Bourse FPPU/APAPUM 2017
David Patry
Université de Moncton
Étudiant de première année en Gestion des opérations à la Faculté d’administration, David Patry est déjà reconnu comme un leader naturel. Peu après son arrivée à Moncton, en 2014, ce jeune athlète d’origine franco-ontarienne devient quart-arrière dans l’équipe de football de l’école secondaire L’Odyssée. Il est nommé capitaine de l’attaque pour les Olympiens et participe à deux reprises aux tournois de Coupe Canada pour l’équipe de football du Nouveau-Brunswick. Membre actif de la communauté, il a animé des formations pour les jeunes à la Greater Moncton Football Association. Il a aussi dirigé une campagne de financement qui a recueilli 1 300 $ pour des familles dans le besoin à Noël 2016. Présentement employé à temps partiel pour le fabricant d’emballage en carton ondulé Master Packaging, David vise à se tailler une place de gestionnaire au sein des entreprises du groupe Irving.
Au sujet de ce prix
La Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU) octroie chaque année des bourses d’excellence à des étudiants d’exception. Chaque syndicat affilié attribue le prix dans son établissement en suivant les critères de son choix. L’Association du personnel administratif et professionnel de l’Université de Moncton (APAPUM) remet 2000 $ à un enfant d’un de ses membres qui obtient dans ses études une moyenne minimale de 3.00 et s’engage dans sa communauté.
Gaëtan Gauvin, président de l’APAPUM, remet à David Patry la bourse FPPU/APAPUM 2017.
Prix des professionnels de recherche 2017
Geneviève Robillard
Université du Québec en Outaouais
Traiter les troubles anxieux par la réalité virtuelle ? Il y a 15 ans, c’était une idée tout à fait inédite. Titulaire d’une maîtrise en psychoéducation, Geneviève Robillard y a cru dès le départ. En 2002, sous la direction du professeur Stéphane Bouchard, l’agente de recherche a contribué à monter le Laboratoire en cyberpsychologie de l’Université du Québec en Outaouais. Elle a d’abord coordonné une étude sur le traitement du trouble panique en vidéoconférence. « Ce projet innovateur en santé mentale a permis d’offrir des thérapies d’avant-garde à la population québécoise et aussi de faire connaître les travaux du Laboratoire à l’échelle nationale », note-t-elle. Aujourd’hui, l’équipe étudie l’usage des technologies et de la réalité virtuelle pour traiter une variété de problèmes de santé mentale : le jeu pathologique, par exemple, ou le trouble d’anxiété généralisée. Elle mène ses travaux dans une voûte immersive unique au monde. Au fil des ans, Geneviève a participé à créer une vingtaine d’environnements virtuels différents. Elle a agi comme thérapeute dans les essais cliniques, géré une équipe de 10 employés, coordonné de nombreux projets… « Grâce à son soutien indéfectible, le laboratoire a pu grandir et devenir une chaire de recherche du Canada connue internationalement. Cela aurait été impossible sans son travail », estime Stéphane Bouchard dans la lettre de soutien à sa candidature. Le chercheur souligne sa rigueur éthique, son souci du détail et son doigté pour interagir avec diverses personnes, y compris des gens atteints de sévères troubles de santé mentale. Des accomplissements qui n’ont rien de virtuel ! Pas étonnant que cette collaboratrice appréciée remporte cette année la première palme dans la catégorie Santé aux Prix d’excellence des professionnels de recherche.
Au sujet de ce prix
Les Prix d’excellence des professionnels de recherche mettent en lumière l’apport crucial des professionnels à l’avancement du savoir et à l’innovation au Québec. Ils ont été créés en 2016 par la FPPU et deux autres syndicats avec le soutien des Fonds de recherche du Québec. Trois bourses de 2500 $, 1500 $ et 1000 $ sont attribuées dans chaque catégorie : Nature et technologies, Santé ainsi que Société et culture.
Geneviève Robillard, agente de recherche au Laboratoire en cyberpsychologie de l’Université du Québec en Outaouais / photo Maxime Boisvert-Huneault
Prix des professionnels de recherche 2017
Christian Sarra-Bournet
Université de Sherbrooke
Quel genre de carrière mène-t-on quand on a obtenu un doctorat en génie des matériaux et un autre en génie électrique ? Christian Sarra-Bournet a la réponse à cette question. Employé en Australie, il revient au Québec en 2012 pour coordonner l’Infrastructure matériaux et dispositifs quantiques au département de physique de l’Université de Sherbrooke. Rapidement, il implante un protocole pour réduire le bris d’équipement. Il enseigne la manipulation des appareils à une centaine d’étudiants, participant ainsi à former une relève qualifiée en nanotechnologies. « Avec la révolution quantique du 21e siècle, cette formation deviendra essentielle pour l’économie québécoise », plaide-t-il. Parallèlement, il devient un maître de la rédaction des demandes de subvention, capable d’illustrer avec clarté la vision derrière chaque projet. En 2014, à la demande de chercheurs, il ficelle un document qui convainc la Fondation canadienne pour l’innovation de financer des équipements valant plus de 8 M$, notamment un microscope unique au pays. L’année suivante, rebelote : avec quatre professeurs, il soumet un programme transdisciplinaire de recherche en technologies quantiques aux fonds d’excellence Apogée Canada. Seulement cinq projets sont retenus… dont celui-là. L’enveloppe de 33,5 M$ représente la plus grosse subvention de recherche de l’histoire de l’Université de Sherbrooke. Christian est aujourd’hui l’administrateur principal de l’Institut quantique, où il supervise une vingtaine de personnes. « Mon ambition est de propulser l’Université de Sherbrooke et le Québec comme leader mondial sur la planète quantique », confie le professionnel de 35 ans. C’est bien parti. D’où sa victoire aux Prix d’excellence des professionnels de recherche, catégorie Nature et technologies.
Au sujet de ce prix
Les Prix d’excellence des professionnels de recherche mettent en lumière l’apport crucial des professionnels à l’avancement du savoir et à l’innovation au Québec. Ils ont été créés en 2016 par la FPPU et deux autres syndicats avec le soutien des Fonds de recherche du Québec. Trois bourses de 2500 $, 1500 $ et 1000 $ sont attribuées dans chaque catégorie : Nature et technologies, Santé ainsi que Société et culture.
Christian Sarra-Bournet, administrateur de l’Institut quantique de l’Université de Sherbrooke / photo gracieuseté FRQ
Prix des professionnels de recherche 2017
René Maltais
Centre de recherche du CHU de Québec
René Maltais ne changerait de travail pour rien au monde. À ses yeux, son apport à la chimie médicinale est porteur de sens et d’espoir. « Mon expérience m’a permis de contribuer, au fil des ans, à l’identification de molécules bioactives contre des maladies d’importance comme le cancer, l’alzheimer et l’endométriose », énumère-t-il. Docteur en physiologie-endocrinologie, il a parfait sa formation auprès du professeur Donald Poirier, au Laboratoire de chimie médicinale du Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Québec (site Université Laval). Il y est revenu comme professionnel de recherche après quelques années passées dans une compagnie de biotechnologies. En 2008, il participait à la fondation du Service de synthèse organique, qui produit des substances d’intérêt (plus de 60 à ce jour) pour les chercheurs d’ici et d’ailleurs. Sa spécialité ? La chimie combinatoire, qui consiste à marier des molécules pour en créer de nouvelles. Le scientifique a développé des outils accélérant ce processus, qui lui ont notamment permis d’obtenir des inhibiteurs d’enzyme reconnus pour leur puissance. Coauteur de plusieurs brevets, il a vu deux des substances anticancéreuses auxquelles il a contribué parvenir au stade des études cliniques. Réputé pour sa productivité, René semble aussi avoir le don de persuasion : il a récemment amassé 5000 $ pour la Fondation du CHU de Québec ! « Je me considère privilégié d’exercer ce fabuleux métier visant à développer de nouvelles thérapies pour des maladies importantes qui touchent trop souvent nos parents et amis », conclut ce lauréat 2017 du Prix d’excellence des professionnels de recherche — catégorie Santé.
Au sujet de ce prix
Les Prix d’excellence des professionnels de recherche mettent en lumière l’apport crucial des professionnels à l’avancement du savoir et à l’innovation au Québec. Ils ont été créés en 2016 par la FPPU et deux autres syndicats avec le soutien des Fonds de recherche du Québec. Trois bourses de 2500 $, 1500 $ et 1000 $ sont attribuées dans chaque catégorie : Nature et technologies, Santé ainsi que Société et culture.
René Maltais, professionnel au Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Québec (site Université Laval) / photo gracieuseté FRQ