Tous les lauréats des
BOURSES FPPU
Bourse Expo-sciences 2018
Ulysse Mckay
École internationale du Phare (Sherbrooke)
« Je ne suis pas raciste mais… » Cette phrase introduit généralement un rejet de la différence. Ulysse Mckay, élève de deuxième secondaire à l’école internationale du Phare, a choisi ce titre pour la recherche en sciences sociales, où il examine les préjugés implicites qui teintent nos relations avec les gens d’origine différente. Des recherches ont prouvé que visionner de simples images de personnes appartenant à des groupes raciaux différents du nôtre active l’amygdale, une région du cerveau impliquée dans la réaction de peur. Ce n’est pas votre cas, pensez-vous? Passez le Test d’association implicite, développé par des chercheurs de Harvard. « Cela pourrait vous surprendre », assure le jeune penseur! Cet exercice de 20 minutes livre un portrait de notre inconscient en nous faisant classer rapidement des concepts positifs ou négatifs ainsi que des photos d’individus blancs ou noirs. Réduire le racisme implicite n’est pas une mince tâche, mais on peut y parvenir en augmentant le nombre de contacts entre les groupes tout en prenant conscience de nos préjugés personnels. Ulysse espère que les travaux sur ce sujet permettront à terme de mieux souder les communautés d’aujourd’hui, marquées par la diversité. En voilà un qui ne craint pas d’explorer de nouveaux territoires.
Au sujet de ce prix
La Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU) soutient Expo-sciences en accordant des prix à des chercheurs en herbe. Elle décerne trois bourses de 500 $, dont une en sciences humaines et sociales, lors de la finale québécoise du concours. Elle remet aussi deux bourses de 250 $ à des exposants du programme Science et mentorat.
Ulysse Mckay, lauréat du prix de la Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche — sciences humaines et sociales, pose en compagnie de Claude Fortin, vice-présidente de la FPPU. / photo Pascale Gauthier, source Réseau Technoscience
Médailles d’or Expo-sciences 2018
Maxim Charbonneau, Gabriel Dayan et Allison Engo
École secondaire Liberté-Jeunesse (Sainte-Marthe-sur-le-Lac), Marianopolis College (Montréal) et Royal West Academy (Montréal)
La FPPU a accordé cette année une bourse spéciale aux lauréats des trois médailles d’or du Réseau Technoscience, Maxim Charbonneau, Gabriel Dayan et Allison Engo, qui ont été récompensés pour leur participation remarquée au concours Expo-sciences. En première secondaire à l’école Liberté-Jeunesse (Sainte-Marthe-sur-le-Lac), Maxim a développé un plastique biodégradable à base de pommes de terre pour fabriquer des bâtonnets à café dans le but de réduire la pollution. Un débouché original pour les patates Russet qui rident à la maison! Étudiant au Marianopolis College de Montréal, Gabriel a testé sur des souris une approche en immunothérapie pour soigner les patients atteints d’une forme de leucémie en rendant les cellules immunitaires plus aptes à repérer les cellules cancéreuses. Sa vocation précoce est encouragée par le Dr Elie Haddad, qui l’a reçu comme stagiaire débutant au centre de recherche du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine. Enfin, Allison, en troisième secondaire à la Royal West Academy, a vérifié si la consommation d’antioxydants aurait des effets positifs sur la drosophile, cette petite « mouche à fruit » souvent étudiée en laboratoire. Au contraire : les composés chimiques dérivés de la baie d’açaï ou de la lutéoline (présente dans le céleri et le romarin, entre autres), ont réduit la durée de vie des moucherons! Et ils ont augmenté la fertilité seulement chez les individus les plus âgés. La populaire baie d’açaï est-elle aussi bonne pour la santé qu’on le prétend? La question se pose. La FPPU félicite les lauréats d’Expo-sciences 2018 et leur souhaite un bel avenir en recherche.
Au sujet de ce prix
La Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU) soutient Expo-sciences en accordant plusieurs prix à des chercheurs en herbe. En 2018, elle a célébré le 40e anniversaire de la finale québécoise en accordant 3 bourses supplémentaires, d’une valeur de 500 $ chacune, aux médaillés d’or du concours.
Claude Fortin, vice-présidente de la FPPU, entourée des lauréats des médailles du Réseau Technoscience 2018 : Maxim Charbonneau, Or junior; Gabriel Dayan, Or senior; et Allison Engo, Or intermédiaire. / photo Pascale Gauthier, source Réseau Technoscience
Bourse FPPU/SPPUQAT 2018
Nathalie Rey
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
Dans le cadre de son doctorat, Nathalie Rey étudie l’eau, une ressource vitale bien mal distribuée autour du globe. D’origine franco-marocaine, la jeune femme sait bien à quel point la sécheresse peut compliquer la vie. Elle compte donc travailler à l’approvisionnement durable en or bleu : pour la planète, mais aussi pour les gens qui y vivent. Car Nathalie est portée par un authentique humanisme. À Val-d’Or, où elle est établie pour ses études, elle contribue au Comité d’accueil des nouveaux arrivants, organisant des balades en raquette l’hiver et des barbecues l’été pour faciliter l’arrivée des immigrants. Elle siège au Comité de lutte au racisme et à la discrimination créé par la municipalité pour favoriser le développement d’un milieu de vie ouvert à tous. Lorsque six fidèles ont perdu la vie dans un attentat à la mosquée de Québec, en janvier 2017, elle a réagi en prononçant des conférences pour mieux faire connaître sa religion, l’islam, et la réalité des femmes musulmanes, en cassant les préjugés avec humour et respect. Enfin, elle s’engage dans le mouvement citoyen Résultats Canada, qui tente d’éradiquer la pauvreté extrême dans le monde en sensibilisant les décideurs et en faisant campagne dans les médias sociaux. « J’ai la conviction que plusieurs petits gestes individuels peuvent induire de grands changements bénéfiques dans le monde », affirme-t-elle. À la voir aller, on y croit aussi!
Au sujet de ce prix
La Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU) octroie chaque année des bourses d’excellence à des étudiants d’exception. Chaque syndicat affilié attribue le prix dans son établissement en suivant les critères de son choix. Le Syndicat du personnel professionnel de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (SPPUQAT) remet 1500 $ à une personne inscrite à temps plein qui s’engage à l’université ou dans la communauté.
Nathalie Rey, lauréate du prix FPPU/SPPUQAT 2018, a reçu sa bourse le 11 avril dernier des mains de Martin Barrette, président du syndicat des professionnels. / photo Christian Leduc
Bourse FPPU 2018
Clémence Bideaux
Université du Québec à Trois-Rivières
Connaissez-vous beaucoup d’adolescents qui passeraient leurs vendredis soirs en compagnie de matelots étrangers? À 18 ans, à la fin de chaque semaine d’étude, Clémence Bideaux trouvait un moyen de transport pour se rendre faire quelques heures de bénévolat au Foyer des marins Stella Maris de Trois-Rivières. Elle tenait compagnie aux voyageurs de passage tout en assurant divers services, comme la vente de cartes de téléphone et la conversion de devises. Inscrite au baccalauréat en études françaises à l’Université du Québec à Trois-Rivières, l’étudiante au grand cœur possède déjà une solide expérience de l’engagement social. Au Collège Laflèche, elle s’est fait remarquer pour sa participation aux affaires locales à titre de secrétaire de l’association étudiante. Elle a aussi participé en 2014 à un voyage humanitaire de deux mois au Pérou, où elle organisait des activités socioculturelles en appui aux professeurs d’art et de langue. Ses superviseurs en parlent comme d’une jeune fille aussi curieuse que généreuse, dotée d’une personnalité agréable, d’une grande conscience professionnelle et d’un désir constant de s’améliorer. Depuis deux ans, Clémence Bideaux œuvre comme bénévole au Service d’accueil des nouveaux arrivants de Trois-Rivières, où elle offre son aide pour l’aide aux devoirs et la pratique du français à de jeunes réfugiés originaires d’Irak ou de Syrie. Elle tient aussi des ateliers pour enseigner aux nouveaux venus à prendre l’autobus. Nul doute qu’elle ira loin!
Au sujet de ce prix
La Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU) octroie chaque année des bourses d’excellence à des étudiants d’exception. Chaque syndicat affilié attribue le prix dans son établissement en suivant les critères de son choix. Le Syndicat du personnel professionnel de l’Université du Québec à Trois-Rivières (SPP-UQTR) remet 1000 $ à une personne ayant contribué à un projet aux retombées significatives sur le plan communautaire ou environnemental.
Clémence Bideaux reçoit le prix FPPU 2018. Elle est encadrée à gauche par André St-Onge, président du CA de la Fondation de l’UQTR, et Carole Mallette, déléguée du SPP-UQTR; à droite par le recteur Daniel McMahon et Daniel Milot, directeur général de la Fondation de l’UQTR. / photo Daniel Jalbert