Vous avez des questions ?   819.840.4544   info@fppu.ca

Prix des professionnels de recherche 2022

Prix des professionnels de recherche 2022

Frédérique Cornellier

Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

 

Kwe kwe, voisins!

En voyageant à l’étranger, Frédérique Cornellier a réalisé qu’elle souhaitait en apprendre davantage sur les peuples autochtones de son propre pays. Elle y voue maintenant sa carrière.

 

En octobre 2015, des femmes autochtones rapportent à l’émission Enquête avoir subi divers sévices aux mains de policiers. La « crise de Val-d’Or » vient d’éclater. L’affaire pousse le gouvernement à lancer des audiences publiques sur l’accueil que certains de ses services réservent aux premiers peuples. La commission recueille les témoignages de 450 personnes, puis formule des appels à l’action. Pour codiriger l’équipe de recherche, elle nomme une jeune professionnelle de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) : Frédérique Cornellier.

 

« Le défi était colossal », convient l’anthropologue, alors âgée de 34 ans. Cette enquête hyper médiatisée s’avère de première importance pour les Premières Nations et les Inuits. D’avril 2017 à octobre 2018, la conseillère en développement de projets autochtones et chargée de cours prend congé de sa carrière universitaire pour coordonner ce chantier de recherche. Il lui faut déployer une équipe de quelque 25 personnes et l’arrimer avec les spécialistes juridiques, psychosociaux, communicationnels, etc. Et les dossiers sont chauds. « Ce qui était fabuleux, c’est que tout le monde pagayait dans le même canot, vers le même but, décrit-elle. Une période exigeante, mais enrichissante! »

 

Voilà le genre de réalisations qui vaut à Frédérique Cornellier le Prix d’excellence des professionnels de recherche en 2022 — troisième place, catégorie Société et culture. Son travail la passionne. « Je considère comme un privilège de pouvoir collaborer avec des personnes autochtones pour que leurs communautés soient mieux connues et comprises, et en mesure de s’autodéterminer », formule-t-elle.

 

C’est en rentrant d’un séjour d’un an à Terre-Neuve, en 2004, que cette citoyenne du monde prend conscience de son intérêt pour les diverses civilisations. Elle choisit alors l’anthropologie, effectuant un baccalauréat à Québec et une maîtrise à Montréal. « C’est là que j’ai réalisé que je connaissais peu les populations de ma propre ville. » À la fin de ses études, elle s’établit à Val-d’Or, où vit une importante communauté anicinabe et crie, entre autres. Son mémoire examine la façon dont les Premières Nations habitent ce territoire urbain — joli prétexte pour aller à leur rencontre. Elle relate cette aventure dans Kitakinan… parce que la ville est aussi autochtone, ouvrage paru aux Éditions du Quartz.

 

Devenue agente de recherche à l’UQAT, elle se penche sur l’accès des Autochtones à l’éducation postsecondaire. En 2015, elle publie un rapport sur les besoins de ceux et celles qui fréquentent l’université ou le cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. Des quelque 30 entrevues ethnographiques qu’elle mène, elle tire une passionnante série vidéo témoignant de la réalité vécue par ces gens. Elle conçoit de plus des outils pédagogiques pour aider le personnel enseignant qui les accueille.

 

Depuis janvier 2021, Frédérique Cornellier s’investit dans une nouvelle étude de la Chaire de recherche du Canada sur les enjeux relatifs aux femmes autochtones, dirigée par la professeure Suzy Basile. Son sujet : l’accès aux services de sages-femmes. Très peu de futures mères membres des Premières Nations profitent d’un tel accompagnement durant la grossesse et l’accouchement. Les sages-femmes pratiquent surtout dans le sud du Québec. Trop loin pour les Innues de la Côte-Nord, les Anicinabeg d’Abitibi-Témiscamingue ou les Atikamekw de la Mauricie… Le manque de suivi périnatal les force à s’exiler plusieurs semaines pour aller donner la vie dans un hôpital situé parfois à des centaines de kilomètres. Une réalité que l’universitaire a elle-même vécue en devenant mère, dans une maison de naissance de Gatineau. Pour elle, l’exil médical représentait un choix; pour nombre d’Amérindiennes et d’Inuites, c’est une obligation, faute d’alternative. Pouvoir consulter une accoucheuse diplômée permettrait aux résidentes des régions de passer ce grand moment près de leurs proches.

 

« Traditionnellement, des sages-femmes autochtones assistaient leurs consœurs durant la naissance, relate-t-elle. Mais la colonisation et la médicalisation de la grossesse ont saboté leur rôle et interrompu la transmission de leurs connaissances. Elles sont rares aujourd’hui. » La professionnelle cartographie actuellement les déplacements imposés aux futures mamans des Premières Nations pour obtenir ce service essentiel. Elle interroge en outre des directions de la santé des communautés ou organismes autochtones pour voir comment bonifier l’offre de soins périnataux. Ses recherches, soutenues par le ministère de la Santé et des Services sociaux, devraient se conclure sou peu. D’ici là, cette citoyenne engagée appuie à titre bénévole Objectif sages-femmes Abitibi-Témiscamingue, groupe qu’elle a cofondé en 2014.

 

De plus, la lauréate contribue à une démarche de reconnaissance territoriale entamée par l’UQAT. Avec le comité paritaire mis en place, elle pilote la cocréation d’un mécanisme pour saluer la présence des peuples autochtones dans la région. Le collectif espère élaborer un projet original, qui évitera le piège des paroles creuses en proposant des actions concrètes.

 

Son prix, Frédérique Cornellier le partage d’emblée avec ses collègues, toujours généreux de leur savoir. En particulier Suzy Basile et Janet Mark, membres des nations atikamekw et crie. « Cette distinction est une belle tape dans le dos, qui m’encourage à poursuivre mon travail », formule-t-elle avec gratitude.

 

Et si les cultures autochtones vous intriguent, la lauréate vous invite à parcourir la route des pow-wow cet été. « Ces fêtes proposent de la danse, de la cuisine, de l’artisanat… Ce sont des occasions parfaites pour aller à la rencontre des Premières Nations. N’hésitez pas à faire ces premiers pas! »

 

Au sujet de ce prix

Les Prix d’excellence des professionnels de recherche mettent en lumière l’apport crucial de ce personnel à l’avancement du savoir et à l’innovation au Québec. Ils ont été créés en 2016 par la FPPU et deux autres syndicats avec le soutien des Fonds de recherche du Québec. Trois bourses de 2500 $, 1500 $ et 1000 $ sont attribuées dans chaque catégorie : Nature et technologies, Santé ainsi que Société et culture.

 

Photo : Frédérique Cornellier, troisième place dans la catégorie Société et culture aux Prix d’excellence des professionnels de recherche 2022. / source UQAT

Designed & Developed by ThemeXpert

Prix Reconnaissance 2014

 

Mémoire phénoménale et sens de l’humour

Nous sommes heureux de présenter le prix Reconnaissance pour l’engagement dans un syndicat local à notre collègue et ami Mario Groleau.

Dès le début de son implication, sa grande connaissance de l’université, son expertise dans différentes organisations et ses compétences en informatique en faisaient un candidat de marque pour un poste au comité exécutif.

Tout au long de ces années, il a toujours été disponible, à l’écoute de tous et chacun, débordant de conseils judicieux. Une source précieuse pour trouver les solutions.

Ses connaissances dans de nombreux domaines, sa mémoire phénoménale, son sens de l’humour font de lui un excellent représentant syndical, mais surtout un collègue très apprécié.

Toujours présent aux nombreuses réunions du syndicat, aux rencontres de l’université, aux événements protocolaires ainsi qu’aux réunions de la FPPU, il reste posé et assure les suivis nécessaires dans tous ses dossiers.

L’engagement bénévole de notre membre est de longue date, de 2000 à 2005 comme délégué syndical et de 2005 à 2014 à titre de président du syndicat. Cela représente 14 ans de loyaux services au comité exécutif. On peut dire que Mario est un digne ambassadeur du mouvement syndical.

Bravo Mario pour ta grande implication au sein du Syndicat du personnel professionnel de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Au nom de tous les membres, nous te disons encore une fois merci !

Texte hommage par Daniel Bellefleur

 

À propos de ce prix

Depuis 2002, la FPPU honore des membres qui s’engagent de manière exceptionnelle dans ses instances ou dans leur syndicat local. La remise des prix Reconnaissance a lieu lors du congrès de la Fédération, tous les trois ans.

 

×

Prix Reconnaissance 2017

 

Empathie et engagement

Si vous demandez aux membres de l’Association du personnel administratif et professionnel de l’Université de Sherbrooke (APAPUS) de vous parler de Josée, ils dresseront la liste des qualités suivantes :

rigueur intellectuelle
connaissance de ses dossiers
importance du service bien rendu
efficacité
… et franchise, car il faut dire les choses de façon directe pour bien se comprendre !

À cela, le comité exécutif ajoutera que Josée est la mémoire de son Association. Qu’elle est reconnue pour bien s’occuper des membres — pour ne pas dire les chouchouter — et pour faire preuve d’une grande empathie.

Les responsables des ressources humaines de l’Université de Sherbrooke, elles, préciseront que Josée connaît sa convention collective sur le bout de ses doigts. Qu’elle se montre compréhensive pour l’application des dispositions générales, mais sans pitié lorsqu’une situation difficile touche un membre de l’APAPUS. Et qu’on l’engagerait bien aux ressources humaines pour gérer tout ça !

Toutes ces raisons sont bonnes pour que la FPPU et l’APAPUS décernent ensemble à Josée Arpin le prix Reconnaissance, qui souligne un engagement exceptionnel envers la cause syndicale et la défense des professionnels.

Durant toutes ces années, Josée a eu à régler des situations pas toujours faciles. Plaintes de harcèlement, congédiement pour alcoolisme, problèmes de toxicomanie ou de santé mentale… Elle en a vu des vertes et des pas mûres.

Elle a toujours su être juste et équitable. Je me souviens entre autres de cette fois où l’employeur, pour contester la poursuite d’un congé de maladie, a demandé à une professionnelle de se soumettre à une contre-expertise par un psychiatre. Josée voyait que la syndiquée serait incapable de faire face toute seule à cette obligation. Elle l’a donc accompagnée en personne à Montréal. Accompagner, pour Josée, ça veut dire beaucoup de choses :

prendre le rendez-vous
tenir une rencontre préparatoire
planifier la tenue vestimentaire
conduire la personne à son rendez-nous
faire un débriefing…

Josée, les membres de l’APAPUS ont eu de la chance de t’avoir. Et la FPPU a eu de la chance de te rencontrer. Au nom de la Fédération, je te dis : mission accomplie.

Bernard Gaucher, président de la FPPU

Hommage rendu le 8 juin 2017, à Mont-Saint-Hilaire

 

À propos de ce prix

Depuis 2002, la FPPU honore des membres qui s’engagent de manière exceptionnelle dans ses instances ou dans leur syndicat local. La remise des prix Reconnaissance a lieu lors du congrès de la Fédération, tous les trois ans.

 

×

Prix Reconnaissance 2017

 

Une voix pour les professionnels de recherche

Je suis très heureux de remettre le prix Reconnaissance à Suzanne Fortier, une « vraie de vraie » professionnelle de recherche. La Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche et le Syndicat des professionnelles et professionnels de la recherche œuvrant au CHUL (SPPROC) s’unissent pour lui rendre un hommage hautement mérité. Cette femme déterminée a toujours montré un profond désir de défendre ses membres. Elle a contribué à faire avancer le débat sur les conditions d’emploi des travailleurs de la science, un sujet qui nous tient à cœur.

Si vous voulez connaître Suzanne, pensez au mot « patience ». Envers ses membres, elle fait preuve d’une écoute et d’une disponibilité sans faille. Avec son interlocutrice du département des ressources humaines, elle a su créer un lien de respect qui subsiste encore aujourd’hui, bien après la fin de son mandat à la présidence du syndicat.

Par contre, elle peut s’impatienter dans certaines circonstances… que nous ne mentionnerons pas. Elle ne supporte pas la bêtise humaine, peu importe de qui ça vient !

Suzanne est une pionnière. Elle a participé à la création du SPPROC en 2006. Elle a quitté la vie syndicale quelques années plus tard, mais lorsqu’il y a eu une démission en bloc au comité exécutif, elle a repris le flambeau. Son bébé avait besoin d’aide pour continuer à grandir… Crise d’adolescence ou pas, Suzanne s’est engagée au SPPROC jusqu’à l’automne 2016.

Se promener avec elle au Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Québec (site du CHUL), c’est comme sortir avec une célébrité. Elle connaît tout le monde : chercheurs, professionnels, employés de soutien… Elle s’informe des dernières nouvelles, du contrat récemment obtenu, du retour de congé de maternité, et de comment va le petit de 3 ans. Elle s’intéresse sincèrement à chacun. Et ses collègues le lui rendent bien.

Suzanne Fortier sera assurément une ambassadrice à vie du SPPROC, sa création, qui atteindra bientôt la maturité. Comme elle a toujours été une alliée indéfectible de la FPPU.

Merci Suzanne !

Bernard Gaucher, président de la FPPU

Hommage rendu le 8 juin 2017, à Mont-Saint-Hilaire

 

À propos de ce prix

Depuis 2002, la FPPU honore des membres qui s’engagent de manière exceptionnelle dans ses instances ou dans leur syndicat local. La remise des prix Reconnaissance a lieu lors du congrès de la Fédération, tous les trois ans.

×

Prix Reconnaissance 2017

 

Une faim de justice

VOTRE ATTENTION S’IL-VOUS-PLAîT ! Tous les collègues de Daniel ont déjà entendu ça. C’était sa façon de ramener le calme dans un groupe. Et avec sa voix puissante, je vous jure que ça fonctionnait.

C’est avec joie que la Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche, en collaboration avec du Syndicat du personnel professionnel de l’Université du Québec à Trois-Rivières (SPP-UQTR), remet à Daniel Bellefleur son prix Reconnaissance dans le cadre du congrès de 2017. Son engagement envers notre cause mérite d’être souligné, à la fois comme officier de son syndicat et comme trésorier de la FPPU.

Travailler avec Daniel, dans un premier temps, et sans jamais déroger à ce principe, c’est d’abord régler les questions… de bouffe. Après, on peut établir le plan de discussion et les séquences de travail pour la journée. Devinez ce qu’on va prévoir en premier dans notre plan de match ? Les pauses et le dîner !

Un ami de notre lauréat, Martin Lambert, m’a conté une histoire à son sujet. Un jour qu’il était à son chalet, Daniel se préparait pour aller la pêche. À 7 h, il était sur le lac pour pêcher toute la matinée. Précautionneusement, il avait apporté quelques petites denrées pour se sustenter.

thermos de café
barres tendres
bonbons
sandwich
chips…

À 9 h, il lance : « Hé, Martin, il est temps de retourner au chalet, ça va être l’heure de la collation ! »

Vous comprenez ici que Daniel aime rire et nous faire rire. Si vous avez besoin d’une petite thérapie, demandez-lui de vous raconter les nombreux déménagements de ses enfants. On n’en dit pas plus pour ne pas gâcher le punch.

Mais cet homme n’est pas qu’un bon vivant doté d’un grand sens de l’humour. Sur le plan professionnel, il arrive toujours bien préparé aux diverses rencontres syndicales. Il adore les règles et les processus clairs. Plus d’une fois, en période de négociation, il a réussi à convaincre la partie patronale sans jamais hausser le ton. Daniel ne lâche jamais prise ! Pour lui, se faire dire non, ça égale « on poursuit les discussions ». Se faire dire oui, ça signifie « on essaie d’avoir mieux ».

Au nom de toute la Fédération, je le remercie pour ses longues années de travail pour le bien commun et lui souhaite une retraite heureuse. Avec beaucoup de belles parties de pêche !

Bernard Gaucher, président de la FPPU

Hommage rendu le 8 juin 2017, à Mont-Saint-Hilaire

 

À propos de ce prix

Depuis 2002, la FPPU honore des membres qui s’engagent de manière exceptionnelle dans ses instances ou dans leur syndicat local. La remise des prix Reconnaissance a lieu lors du congrès de la Fédération, tous les trois ans.

×

Prix Reconnaissance 2014

 

La mémoire de son syndicat

C’est à un homme de conviction que nous voulons rendre hommage. Il s’agit d’une personne qui fait preuve d’une véritable passion pour la justice et l’équité.

André Arseneau est d’humeur inébranlable et généreux de son temps. Tout devient simple en discutant avec lui. Soucieux du bien-être de ses amis et collègues, il les conseille constamment en matière d’ergonomie.

Conservateur, il note tout dans son précieux livre blanc, tel un recueil d’archives.

Ses qualités personnelles sont au service de sa vie professionnelle. On le reconnaît patient, calme, organisé, honnête et dévoué; il est notre mémoire à l’Association du personnel administratif et professionnel de l’Université de Moncton (APAPUM).

Il connaît l’historique des dossiers puisqu’il siège à la table de divers comités, tel un seigneur de l’époque, depuis belle lurette. Pour en nommer quelques-uns :

  1. André a été élu président de l’APAPUM en décembre 2001 et est demeuré en poste jusqu’en mai 2006. Auparavant, il avait siégé au CA de nombreuses années.
  2. Il a joué un rôle primordial dans l’affiliation de l’APAPUM à la FPPU en 2004.
  3. Il a siégé au comité de négociation à plusieurs reprises.
  4. Il siège au comité de santé et sécurité au travail.
  5. Il a siégé au comité de pension.
  6. Il a siégé au comité de classification, un dossier chaud depuis 2010, dans lequel André joue encore un rôle très actif.
  7. Il termine un mandat de trois ans comme conseiller à la Fédération.

Au nom de tous, nous te disons bravo, André, et merci pour ton dévouement exemplaire envers l’APAPUM.

Texte hommage par Chantal DeGrâce

 

À propos de ce prix

Depuis 2002, la FPPU honore des membres qui s’engagent de manière exceptionnelle dans ses instances ou dans leur syndicat local. La remise des prix Reconnaissance a lieu lors du congrès de la Fédération, tous les trois ans.

×